lundi 2 février 2026

De Maghnia a Tlemcen,"Effet Boule de Neige : le Hub Frontalier Algérien"

Croissance et développement de l'extrême nord-ouest Algérien

L'effet multiplicateur renforce le pôle agro-industriel de Tlemcen, notamment dans les plaines fertiles de Maghnia et Remchi, en boostant la production agricole et les industries de transformation. Cela complète les secteurs du tourisme balnéaire sur les plages côtières et de l'industrie dans les zones d'activité dédiées, positionnant la wilaya comme un hub maritime frontalier stratégique grâce à ses ports comme Ghazaouet. 

Pôle Agro-Industriel Maghni-Tlemcen

Les plaines de Maghnia et Remchi représentent plus de 70% des terres agricoles de la wilaya, avec une forte production de céréales, maraîchers et fruits, plaçant Tlemcen au 7e rang national pour la céréaliculture. Des projets récents, comme l'unité de transformation de caroube à Remchi par Boublenza (premier exportateur agricole algérien), illustrent une intégration agriculture industrie durable, avec des plantations de caroubiers visant 1 000 ha. De multiples investissements en arboriculture, élevage et agroalimentaire (41 projets en 2020-2021) amplifient cet effet multiplicateur. 

Tourisme Balnéaire florissant

Le littoral de 74 km, avec des plages autorisées à la baignade et des ports comme Honaine et Marsa Ben M'hidi, soutient un tourisme en essor via des complexes hôteliers. Ce secteur valorise les ressources locales et crée des emplois complémentaires à l'agro-industrie, formant un levier de développement soutenable. 

Industries et Zones d'Activité

La wilaya compte 8 zones industrielles (ex. : Ouled Ben Damou à Maghnia, 218 ha à Tlemcen) axées sur textile, électronique, chimie et mécanique, avec 4 nouveaux projets lancés récemment à Maghnia. Ces infrastructures, alliées à un réseau routier et portuaire, attirent les investisseurs et renforcent la diversification. 

Position Hub 

Tlemcen bénéficie du port de Ghazaouet (commerce, pêche, gare maritime) servant plusieurs wilayas, complété par le nouveau port de Sidna Youchaa (2021). Cela en fait un hub logistique reliant agriculture, industrie et tourisme aux marchés régionaux et internationaux. 

"De Sidi Youchaa à Tlemcen : Hub Stratégique pour l'Algérie de Demain"

Sidi Ouchah (ou Sidna Youchaa/Sidna Yuchaa) est un site côtier emblématique de la wilaya de Tlemcen, à environ 15 km à l'est de Ghazaouet. Aujourd'hui, le port et la plage de Sidi Ouchah (Sidna Youchaa) dans la wilaya de Tlemcen connaissent un essor économique majeur grâce à des investissements massifs dans la pêche hauturière.

Port de pêche d'importance nationale et international 

Ce port naturel, l'un des plus grands de pêche en Algérie, attire les Phéniciens dès l'Antiquité grâce à sa baie abritée. Il accueille des chalutiers pour la pêche locale (sardines, poulpes), avec des commodités basiques comme des quais et des abris pour bateaux, mais des risques d'envasement sont signalés.
Le port, plus grande infrastructure de pêche d'Algérie (295 embarcations), bénéficie d'un budget de 10 milliards DA : thoniers construits localement (70% avancés en 2025), élévateur à bateaux de 250 tonnes en essais, halle à marée, chambres froides (500 m³), fabrique de glace et zones aquacoles. Il soulage Ghazaouet et cible thon rouge, sardines via ateliers navals (SARL Techno Naval). 

Statut des travaux de région et national

Réceptionné en 2020 après des retards (dragage pour fond rocheux), il accueille 295 embarcations (chalutiers, thoniers, sardiniers) avec halle à marée, chambres froides et élévateur à bateaux de 250 tonnes en service. Des extensions récentes incluent construction de thoniers locaux et ateliers navals, renforçant son rôle de délestage du port mixte de Ghazaouet.
En 2026, le port de Sidna Youchâa est opérationnel et constitue la plus grande infrastructure de pêche d'Algérie, dédié à la pêche hauturière malgré les oppositions persistantes.
Entreprises privés du port
SARL Techno Naval est l'entreprise privée principale construisant les thoniers à Sidna Youchâa. Entreprises impliquées
SARL Techno Naval : Basée à Honaine et Sidna Youchâa, elle assemble 6 thoniers de 37,5 m et 1 de 40 m (70-90% d'avancement en 2025), plus un chalutier de 22 m ; créée en 2020 par ex-ingénieurs publics, sur 5000 m² au port. 
SARL Rabâa : Prévue pour 2 thoniers supplémentaires (25 m et 40 m), bénéficiant de 5 ha au port ; projets aquacoles associés (daurade, loup de mer).


Plage et attraits

La plage de 700 m de sable et rochers offre une entrée douce dans l'eau méditerranéenne (25°C en août), idéale pour familles, détente et tourisme spirituel autour du mausolée de Sidi Youchaa. Bars, parasols, douches et WC y sont disponibles ; c'est un spot calme mêlant nature (montagnes voisines) et gastronomie de poissons frais.
Toujours prisée pour baignade et pêche artisanale, elle attire touristes malgré controverses locales sur l'expansion portuaire. Vidéos récentes (janvier 2026) montrent activité intense, pêche durable et modernité, avec production halieutique en hausse (7800 tonnes/an).

Importance majeure de Sidi Youchaa 

Les investissements dans les thoniers et le port de Sidna Youchâa boostent fortement l'économie de la wilaya de Tlemcen, en diversifiant ses activités traditionnellement agricoles.

Effet multiplicateur

Renforce le pôle agro-industriel de Tlemcen (plaines de Maghnia, Remchi), complète tourisme (plages) et industrie (zones d'activité), positionnant la wilaya comme hub maritime frontalier stratégique.

dimanche 1 février 2026

De Sidi Bel Abbes a la Nouvelle-Calédonie

Algérien déporté au bagne 

de Nouvelle-Calédonie 

El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa 

C'est un Algérien déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie à la fin du XIXᵉ siècle, ancêtre d'une importante famille portant aujourd'hui le nom Kaddour.  Né en 1862 dans le douar de Gherailia (aujourd'hui Graïnia, près de Mascara, Algérie), fils de Mohamed ben Khelifa et Aïcha bent Kouider. Cultivateur musulman et illettré, marié et père de deux enfants en Algérie avant sa condamnation.
Le 31 janvier 1892, le tribunal colonial de Sidi Bel Abbès l'a condamné – agriculteur, marié et père de deux enfants – à sept ans de travaux forcés et dix ans d'interdiction de séjour en Algérie. Il est  « extradé » (forçat déporté) en Nouvelle-Calédonie, parfois surnommée dans les archives « Caledoun ». 
Les documents indiquent qu'il a un caractère très affirmé et un physique imposant, ce qui lui aurait permis d'imposer l'intégralité de son nom à une administration pénitentiaire qui francisait souvent les patronymes. 

Il est libéré (1ʳᵉ section) le 12 février 1899, 

Mais Il reste soumis à résidence obligatoire dans la colonie.  En 1900, une demande de levée de cette résidence obligatoire est refusée, les autorités estimant qu'il mène « une vie assez nomade dans la colonie » et qu'on ne peut encore juger de sa conduite en liberté.   Les récits de sa descendance en Nouvelle-Calédonie expliquent qu'il est à l'origine d'une très nombreuse famille, aujourd'hui bien implantée localement. 

Héritage et recherches

Ses petits-fils Maurice et Yannick Kaddour ont reconstruit son histoire via archives et souvenirs familiaux, visitant même le douar natal en Algérie (Graïnia, ex-Gherailia) en 2013.

 Relations personnelles et famille

Épouse : Julie Fabre, fille du transporté Étienne Fabre. Rencontre probable au bagne ou environs (Thio, Nouméa, Bourail). Union non officialisée jusqu'au 28 novembre 1925 à Thio, où tous leurs 13 enfants sont reconnus (nés 1903-1920s : Mustapha, Amar, Yamina, Phafa, Rosette/Douda, Marcel, Marie, etc.). Vie familiale : Déménagements à Nouméa, Bourail, puis Thio (Pétroglyphes, Saint-Nicolas). Un enfant meurt prématurément en 1903.

 Pas de traces retrouvées des enfants algériens laissés derrière. 

Héritage : Décède en 1933 à 71 ans d'un accident de cheval. Petits-fils Maurice et Yannick Kaddour reconstituent son histoire via archives ; visite du douar natal en Algérie en 2013. Fils de Mohamed ben Khelifa et Aïcha bent Kouider, il était cultivateur, musulman et illettré à son arrivée. Les 13 enfants d'El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa et Julie Fabre sont nés entre 1903 et les années 1920, principalement à Nouméa, Bourail et Thio. Peu de détails individuels précis sont disponibles dans les sources, mais certains sont nommés et photographiés en 1990. 

Naissances et lieux

Premier enfant né à Bourail en 1903, mort prématurément ; Mustapha né à Nouméa en 1904.Trois autres à Bourail (1905-1910).Huit derniers à Thio (Pétroglyphes, Saint-Nicolas, mine Emma). 

Enfants nommés,

Six d'entre eux identifiés :Yamina (épouse Greslan ; mariée en 1936).Phafa (épouse Decaqueray).Rosette (surnommée Douda, épouse Durand ; dernière survivante en 2011 à 88 ans).Marcel.Amar (reprend le métier de stockman de son père).Marie (épouse Bernanos). 
Vie familiale globaleTous reconnus lors du mariage parental en 1925 à Thio. La fratrie s'implante à Thio, contribuant à une descendance nombreuse (centaines de petits-enfants et arrière-petits-enfants aujourd'hui). Maurice Kaddour est le petit-fils d'El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa et Julie Fabre, issu de l'une de leurs branches familiales à Thio. 

Son rôle dans la recherche familiale

Avec son frère Yannick, il a reconstruit l'histoire de son grand-père en croisant souvenirs familiaux, photos et archives pénitentiaires/calédoniennes. Il relate notamment le parcours du bagne, la vie à Thio et le voyage en Algérie en 2013 pour visiter le douar natal de Graïnia (près de Mascara). 

Vie personnelle connue 

Installé en Nouvelle-Calédonie, il contribue à préserver la mémoire de cette famille nombreuse issue du bagne, via témoignages et documents partagés dans la presse locale en 2025. 

jeudi 29 janvier 2026

Connaître quelques spécialités de Maghnia

Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen en Algérie, est mondialement connue pour ses produits du terroir, en particulier ses épices et pains traditionnels issus de sa plaine fertile.

Épices variées

Le marché couvert de Maghnia, surnommé "marché aux mille épices", propose safran, poivre noir, cumin, cannelle, carvi, clous de girofle, noix de muscade, graines de coriandre, cubèbe et ras el hanout. Ces mélanges colorés et parfumés, souvent présentés en cônes, attirent des clients de tout le pays, surtout avant le Ramadan pour chorba et hrira.
Importées en grains puis moulues localement au marché couvert ou dans les multiples boutiques spécialisées, elles forment des mélanges typiques comme ras el hanout ou épices pour hrira et tajine. Historiquement liées au commerce transfrontalier marocain, les épices du Sud algérien complètent l'offre, mais l'essentiel reste importé. 

Pourquoi Maghnia est elle réputée pour ces épices: 

Maghnia est réputée pour ses épices en Algérie grâce à son marché historique aux "mille épices", sa position stratégique frontalière et la qualité de sa transformation locale.
Les épiciers locaux excellent dans le triage, le broyage manuel et les mélanges authentiques, préservant pureté et arômes, contrairement à des produits industriels. Cette tradition artisanale, couplée à une affluence saisonnière massive, consolide sa suprématie nationale malgré l'absence de production locale massive.

Marché emblématique d'Epices: 

Le souk couvert de la rue Tindouf, connu comme le plus grand marché d'épices du pays, propose une variété exceptionnelle (safran, cumin, ras el hanout) en cônes colorés, attirant des milliers de clients nationaux, surtout avant le Ramadan pour chorba et tajines. Sa renommée s'est construite sur des décennies de commerce animé et une présentation visuellement spectaculaire.
Quelles épices :
Épices de base populairesCumin (karwiya), poivre noir, cannelle, carvi, clous de girofle, noix de muscade, graines de coriandre, curcuma et gingembre dominent les ventes quotidiennes pour leur usage courant dans la cuisine algérienne.
Safran et cubèbe attirent pour leur rareté et prix élevé, souvent en petites quantités.
Mélanges spécialisésRas el hanout (mélange maghrébin polyvalent), épices pour hrira/chorba, tajine, poulet, poisson, berkoukes ou frites se vendent massivement, surtout en cônes colorés adaptés aux recettes ramadanesques.

Pains et pâtisseries

Le "Khobz  de Maghnia", galettes à base d'orge et semoule, est une spécialité prisée pour sa qualité supérieure et son goût authentique. Le "Matlouh de Maghnia"  est egalement un pain rond, apprécié de tous. Le "Khobz Dar" (ou el Koucha) est un pain rond cuit au four traditionnel, moelleux à l'intérieur avec croûte dorée, à base de semoule et farine pour les repas quotidiens ou tajines. Le  kaak de Maghnia se distingue par sa texture sablonneuse et ses épices intégrées, renforçant l'identité culinaire locale.
Le khringo est le nom local en Oranie (ouest algérien, incluant Maghnia) pour les baghrirs, qui sont des crêpes traditionnelles maghrébines aux "mille trous" ou nid d'abeille, d'origine berbère.
Comment est déguste khringo 
Cuite sur une seule face dans une poêle chaude, cette crêpe légère à base de semoule fine ou farine fermente pour former de petites alvéoles spongieuses qui absorbent beurre fondu et miel. Servie chaude au petit-déjeuner ou Ramadan, elle accompagne thé, café ou plats sucrés/salés, avec des variantes régionales comme ghrayef ou tighrifin.
À Maghnia, le khringo (ou baghrir local) se sert traditionnellement chaud, empilé sur un plat, arrosé abondamment de beurre fondu et de miel tiède pour que les alvéoles spongieuses l'absorbent parfaitement. On l'accompagne de thé à la menthe forte ou café, souvent avec des pains du terroir comme le matlouh ou khobz Maghnia pour un petit-déjeuner ou goûter convivial
Fruits secs et locaux
Les pruneaux, abricots secs s'ajoutent à l'offre, complétant les produits agricoles de la région comme fruits et légumes de la plaine de la Tafna.

dimanche 25 janvier 2026

Oran : une ville où l’histoire se lit à chaque pas

 

Wahran, Oran, Ville d'histoire 

1. Oran, Préhistoire et Antiquité

Le site d’Oran et ses environs montre des traces d’occupation humaine dès le deuxième millénaire avant notre ère. Des grottes et abris naturels ont livré des vestiges d’habitats, d’outils et d’objets domestiques, témoignant d’une présence continue. Durant l’Antiquité, Oran était reliée aux grands réseaux commerciaux méditerranéens. Les vestiges romains, notamment ceux de Portus Magnus à proximité, révèlent l’existence d’un port commercial et d’infrastructures urbaines sophistiquées, attestant de son rôle stratégique dans la Maurétanie césarienne. 

2. Oran au Moyen Âge et époque ottomane

Avec l’arrivée des Arabes puis des Ottomans, Oran se transforme en centre urbain fortifié. La ville conserve des traces de sa kasbah médiévale, de remparts et de châteaux qui structurent encore le tissu urbain. Chaque passage et occupation laisse des empreintes visibles dans les quartiers anciens, créant un lien entre mémoire populaire et architecture défensive. Les Ottomans installeront des mosquées grandioses. 

3. Oran, Période espagnole et fortifications modernes

Entre 1505 et 1791, Oran devient une place stratégique ,  plus de 100 forts, bastions et ouvrages , souvent reliés par tunnels souterrains immenses. Le fort de Santa Cruz, construit au sommet du mont Murdjadjo, domine la baie et symbolise la puissance militaire de l’époque.

4. Oran, Époque coloniale et patrimoine contemporain

La colonisation (1830-1962) a déformé l’urbanisme d'origine et ajouté des quartiers (détruisant ou réduisant en ruine les lieux initiaux, mais la ville a conservé et intégré les quelques vestiges historiques restant : forts, tunnels, arènes et grottes sont autant de témoins de sa stratification historique. Aujourd’hui, Oran apparaît comme un musée à ciel ouvert, où la préhistoire, l’Antiquité, le Moyen Âge et l’époque moderne se superposent dans le paysage urbain.

Wahran, trés grande région d'histoire 

Oran n’est pas seulement une ville méditerranéenne moderne : c’est un carrefour historique multi-époques, où chaque passage humain a laissé une trace. Des grottes préhistoriques aux sites romains, en passant par les forts espagnols et les tunnels immenses, la ville illustre la richesse, la continuité et la complexité de son histoire. Cette stratification unique fait d’Oran une métropole historique incomparable, symbole de mémoire, de résistance et de dynamisme culturel en Algérie. 

Humour algérien, voici celui de Mascara

 

Humour de Mascara, direct, terrien, malicieux

L’humour de Mascara est avant tout franc et spontané, mais avec une touche de malice discrète. Il vient d’une culture où la parole est importante, où l’on aime raconter, commenter, exagérer juste ce qu’il faut. Il est moins théâtral que l’humour oranais, moins ironique que celui d’Alger, moins littéraire que celui de Constantine : il est terre-à-terre, ancré dans la vie réelle.

À Mascara, on exagère mais avec élégance. Un homme revient du marché et dit : « Les prix ont tellement monté que même le vendeur avait honte de me les annoncer. »

Ce n’est pas l’explosion oranaise, ni l’ironie algéroise : c’est une exagération douce, pleine de réalisme.

Mascara adore les proverbes détournés. Par exemple, quand quelqu’un se vante trop : « Celui qui parle beaucoup finit par se contredire tout seul. »

Ou encore, pour quelqu’un qui promet sans agir : « Sa langue travaille plus que ses mains. »

Ce sont des phrases qui font rire parce qu’elles sont justes.

Dans les marchés de Mascara, les vendeurs ont toujours une réplique prête. Un client dit : « C’est trop cher ! » Le vendeur répond : « Si je baisse encore, c’est moi qui vais devoir t’acheter. ». Humour direct, efficace, sans agressivité.

Mascara est la ville de l’Émir Abdelkader, et cela se ressent. Quand quelqu’un essaie de provoquer un mascaréen, il répond souvent calmement : « Je ne me fâche pas… je t’écoute seulement te fatiguer. ». C’est une manière de désamorcer sans perdre la face.

jeudi 8 janvier 2026

El Aricha est la wilaya 63.

Al-Arisha est désormais la  wilaya 63. 
Pour ceux qui se demandent : « Pourquoi Al-Arisha ? La réponse réside dans la restauration du droit au développement dans une ancienne région frontalière éloignée du centre.
Cette terre constitue le cœur de la richesse pastorale de l'ouest algérien. Sa promotion n'est pas une récompense, mais plutôt une nécessité administrative pour assurer le lancement de grands projets, dont la plus grande zone industrielle couvrant une superficie estimée à 300 hectares, au service des citoyens de 4 communes et mettant fin à des décennies de marginalisation géographique.
Nous soutenons le développement là où les besoins se trouvent, pas là où les voix s'élèvent.
La promotion d'Arisha  est une vision stratégique profonde de l'État algérien en raison de l'emplacement stratégique et de l'immense base immobilière appartenant à l'État.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas de litiges judiciaires en cas d'établissement d'installations d'État ou de pôle résidentiel, en plus du fait qu'elle n'est pas loin des ports d'invasion occidentaux, par exemple, mais à une heure et demie de marche, traversant l'artère très importante sur le territoire d'Arisha, qui est le gazoduc qui approvisionne l'Europe en gaz naturel (MED). GAZ) et l'intersection des principales routes nationales de l'ouest à Arisha. 
Plus précisément, il s'agit des routes nationales n° 22, 13 et 99, outre le fait qu'Al-Arisha est le port important et le plus proche vers le Grand Sud, à deux heures de distance de l'entrée sur le territoire de Bashar, ce qui indique un gain d'environ 400 km pour les camions-citernes qui le transportent d'Al-Remchi vers le sud, dans le cas où Al-Arisha deviendrait un centre d'expédition de carburant liquéfié comme prévu, entre autres et étant un État frontalier directement adjacent au pays voisin.

samedi 3 janvier 2026

Honaine, la cité millénaire oubliée

Située sur la côte nord-ouest de l'Algérie, dans la wilaya de Tlemcen, Honaïne est une cité millénaire qui allie un patrimoine historique prestigieux à une beauté naturelle sauvage. Ancienne capitale maritime, elle fut l'un des ports les plus importants de la Méditerranée au Moyen Âge.

Voici les principales caractéristiques de la ville :

1. Honaine, Situation Géographique et Relief

 Localisation : Honaïne se trouve à environ 60 km au nord-ouest de Tlemcen et à mi-chemin entre Ghazaouet et Béni-Saf.
 Cadre naturel : La ville est nichée au pied du massif des Trara. Son paysage est marqué par une alternance de falaises abruptes, de montagnes boisées et de criques méditerranéennes.
 Climat : Méditerranéen, caractérisé par des étés tempérés par la brise marine et des hivers doux.

2. Honaine, Un Patrimoine Historique Exceptionnel

Honaïne est une ville-musée. Appelée Gypsaria à l'époque romaine, elle a connu son apogée sous les dynasties berbères :
 Berceau des Almohades : C'est à proximité (à Tajra) qu'est né Abd al-Mu'min, le fondateur de la dynastie Almohade. La ville servait alors d'arsenal et de port principal pour leurs expéditions vers l'Andalousie.
 Le Port de Tlemcen : Sous les Zianides, Honaïne était le débouché maritime de la capitale Tlemcen. Elle voyait transiter l'or du Soudan, les soieries et les épices, attirant des marchands de toute l'Europe (Vénitiens, Génois, Pisans).
 Vestiges monumentaux : La ville conserve d'imposantes murailles en pisé, une Casbah (citadelle) dominant la baie, et les ruines d'une mosquée du XIVe siècle. Le site est classé au patrimoine national et figure sur la liste indicative de l'UNESCO.

3. Honaine, Tourisme et Plages

Honaïne est devenue une destination balnéaire prisée pour ceux qui recherchent le calme et l'authenticité, loin du tourisme de masse :
 Plages renommées : * Tafsout : La plus célèbre, offrant un mélange de sable fin et de rochers.
 Barbadjani : Une plage sauvage et spectaculaire, souvent accessible uniquement par bateau, située au pied d'une falaise   
Agla et Ouardania : Des criques paisibles entourées de verdure.
Activités : Randonnées dans les monts des Trara, plongée sous-marine et visites des sites archéologiques.

4. Honaine, Économie et Vie Locale

Pêche artisanale : Le port de Honaïne reste le cœur battant de la ville. On y trouve une grande variété de poissons frais (sars, loups, dorades) vendus directement sur le quai.
Ressources naturelles : La région est historiquement riche en gypse (d'où son nom antique Gypsaria) et possède des gisements de marbre et de granit.
Infrastructure : La ville abrite l'une des plus grandes stations de dessalement d'eau de mer du pays, renforçant son importance stratégique régionale.



mardi 30 décembre 2025

Les bienfaits de Hammam Bouhanifia, Mascara


**Hammam Bou Hanifia, le trésor thermal d'Algérie**


Nichée à 24 km à l'ouest de Mascara, Hammam Bou Hanifia est une station thermale millénaire qui attire curistes et touristes pour ses eaux miraculeuses. Connue depuis l'époque romaine sous le nom d'Aquae Sirenses, cette oasis de bien-être dans l'ouest algérien offre des sources chaudes entre 40 et 75°C, riches en bicarbonates, chlorures et éléments radioactifs aux vertus thérapeutiques reconnues.


**Bou Hanifia, Eaux salvatrices et cures puissantes**


Ces eaux minérales traitent efficacement rhumatismes, arthrose, séquelles neurologiques, affections dermatologiques, gynécologiques et digestives. Les curistes profitent de bains individuels, douches au jet, piscines thermales, massages sous l'eau et cures de boisson, prescrits par des médecins. Complétées par boues thermales, électrothérapie et rééducation, ces thérapies assurent des centaines de soins quotidiens dans un cadre médicalisé.

**Infrastructures d'exception pour un séjour régénérant**


La station brille par son établissement thermal moderne, flanqué d'hôtels comme le Beni Chougrane et le Grand Hôtel. Ces lieux proposent chambres confortables, restaurants, piscines, jardins et espaces détente, idéaux pour une remise en forme complète. Des forfaits SPA à prix attractifs, comme la formule à 1000 DA, rendent l'expérience accessible tout au long de l'année.


lundi 29 décembre 2025

Maghnia, le développement économique est lancé

Le développement économique de Maghnia repose sur une combinaison de facteurs géographiques stratégiques, d'une base industrielle et agricole solide, ainsi que de nouvelles incitations réglementaires visant à diversifier son économie.

Maghnia, Une position géographique stratégique : 

Située au carrefour des axes reliant Tlemcen, Oran et Ghazaouet, Maghnia est une ville frontière majeure avec deux postes frontaliers (Akid Abbas et Akid Lotfi). Son emplacement dans un « couloir » entre l'Algérie et le Maroc en a historiquement fait une plaque tournante pour les échanges commerciaux entre nomades, montagnards et citadins.

Maghnia, Des infrastructures techniques performantes  

La commune bénéficie de taux de raccordement très élevés : 99 % pour l'électricité et le gaz, et 97 % pour l'eau potable. Elle est également très bien desservie par le réseau routier (RN7, RN35, RN99 et l'autoroute Est-Ouest) ainsi que par le rail.

Maghnia, Un secteur commercial et de transit dynamique 

Le commerce est un moteur historique. Aujourd'hui, Maghnia est célèbre pour son marché des épices (rue Tindouf), qui attire des clients de toute l'Algérie et de l'étranger. Le secteur des services et du commerce domine la population occupée avec plus de 40 000 personnes dans les services et près de 6 000 dans le commerce.

Maghnia, Un potentiel agricole et industriel établi

La plaine de Maghnia dispose d'une Superficie Agricole Utile (SAU) de 26 362 hectares, dont 6 700 hectares irrigués. Elle produit notamment des agrumes, des olives et dispose d'un cheptel important (plus de 40 000 ovins). Sur le plan industriel, la commune possède une zone industrielle à Ouled Ben Damou (103 ha) et des unités de transformation agroalimentaire (lait, amidon, traitement des olives).

Maghnia,  Opportunités d'investissement et de modernisation

Incitations liées au nouveau code des investissements : Maghnia est classée parmi les localités disposant de potentialités en ressources naturelles à valoriser, bénéficiant ainsi de mesures particulières de l'État pour encourager les projets.

Maghnia, Développement de l'agro-industrie 

Les sources soulignent de nombreuses opportunités dans la transformation des produits agricoles, la création de pépinières, l'extraction d'huiles végétales, la mise en conserve de fruits et légumes, et la production d'aliments pour le bétail.

Maghnia, Tourisme et Thermalisme

La région possède des sources thermales réputées (Hammam Boughrara et Hammam Chigueur) et un potentiel pour l'écotourisme, l'hôtellerie de montagne et la valorisation des sites archéologiques.

Maghnia, Secteur de la santé et de l'environnement

Il existe une demande pour la création de cliniques spécialisées, de centres d'imagerie médicale et de laboratoires. Dans le domaine environnemental, des opportunités existent pour la collecte et le recyclage des déchets (plastiques, huiles usagées, métaux).

Maghnia et la redynamisation urbaine

Un projet de redynamisation autour de la gare ferroviaire est envisagé pour réintégrer ce site stratégique dans la vie urbaine via la création d'espaces de loisirs, de sports et de structures de transport modernes.

Pour mieux comprendre, on peut voir Maghnia comme une porte à double battant : l'un s'ouvre sur les richesses naturelles de son sol (agriculture et industrie), tandis que l'autre pivote sur sa position de passage obligé, faisant de la ville un aimant permanent pour le flux des marchandises et des personnes.

dimanche 28 décembre 2025

Mascara : une perle méconnue de l’Ouest algérien*

Mascara : perle méconnue de l’Ouest algérien

Nichée à une centaine de kilomètres au sud d'Oran, Mascara est bien plus qu'une simple ville de l'intérieur. Souvent négligée par les circuits touristiques classiques, elle se révèle pourtant comme une destination riche en histoire, en nature et en authenticité. C'est ici, au cœur de cette région montagneuse et oléicole, que naquit en 1808 l'Emir Abdelkader, figure emblématique de la résistance algérienne. Aujourd'hui, son souvenir imprègne chaque pierre de la ville, notamment à travers la majestueuse Mosquée de l'Emir Abdelkader et le mausolée symbolique qui lui est dédié, lieux à la fois spirituels, culturels et chargés de mémoire nationale.


Nature généreuse et escapades bucoliques

Mascara séduit aussi par ses paysages variés. Les Monts de Mascara, dominés par le Djebel Aïssa, invitent à la randonnée et offrent un refuge frais en été. Non loin de là, le barrage de Sidi Abdeldjebar permet de profiter d'un cadre lacustre apaisant, idéal pour une pause contemplative. Et pour les amateurs de bien-être, les sources thermales de Bou Hanifia, à quelques dizaines de kilomètres, combinent détente et vertus thérapeutiques dans un cadre préservé.

Une immersion dans la vie locale et la tradition  

Le charme de Mascara réside aussi dans son rythme de vie paisible et son tissu urbain mêlant héritage colonial et architecture locale. Flâner dans ses ruelles, visiter son souk animé ou s'attabler dans un café traditionnel permet de saisir l'âme de la ville. L'artisanat y est discret mais sincère, tapis berbères, poteries et objets en cuivre reflètent un savoir-faire transmis de génération en génération. La table de Mascara, quant à elle, célèbre les saveurs de l'Ouest algérien : couscous parfumé, mechoui tendre, huile d'olive d'exception et pâtisseries au sirop de dattes composent un festin à déguster sans modération.

Une ville qui célèbre sa mémoire  

Chaque année, Mascara revit à travers des événements culturels comme la Fête de l'Emir Abdelkader, qui honore son fils le plus illustre à travers colloques, expositions et spectacles. Ces moments renforcent le lien entre passé et présent, tout en ouvrant la ville aux visiteurs curieux d'histoire et de patrimoine immatériel.

Une escale authentique pour les voyageurs éclairés  

Sans prétention ni artifice, Mascara ne cherche pas à séduire par le clinquant, mais par la profondeur. Idéale au printemps ou à l'automne, elle se visite en un ou deux jours, en combinaison avec Oran ou Tiaret. Son hébergement modeste, son accessibilité facile et la chaleur de ses habitants en font une escale humaine et sincère. Pour ceux qui veulent découvrir une Algérie loin des sentiers battus, Mascara est une révélation, une ville où l'histoire respire, la nature enchante, et l'authenticité demeure intacte.

Souani : Une Perle Rurale au Cœur de la Wilaya de Tlemcen*

Souani :  Les descendants de El Achache  au Cœur de la Wilaya de Tlemcen

Nichée à une quarantaine de kilomètres au sud de la prestigieuse Tlemcen, la commune de Souani incarne l'âme paisible et résiliente du nord-ouest algérien. Chef-lieu de sa propre daïra, cette localité jouit d'une position stratégique à la fois géographique et administrative, marquant le lien entre la ville historique de Tlemcen et les vastes étendues agricoles du sud de la wilaya. Son paysage vallonné, ses collines douces et ses hauteurs avoisinant les 800 mètres offrent un cadre naturel d'une rare sérénité, bercé par un climat méditerranéen aux saisons bien marquées. Curieusement, bien que connue officiellement sous le nom de Souani, la localité est familièrement appelée « El Achache » par ses habitants — un surnom chargé de familiarité et de fierté locale, qui résonne dans les conversations quotidiennes et les souvenirs d'enfance.

 Une Terre de Cultures et de Traditions


L'économie de Souani repose essentiellement sur l'agriculture et l'élevage, piliers d'une vie rurale profondément enracinée. Les oliviers centenaires, les amandiers en fleur au printemps et les champs de céréales qui ondulent sous le vent racontent une histoire de labeur et de respect de la terre. L'élevage ovin et caprin, pratiqué selon des méthodes ancestrales, complète ce tableau pastoral. Si l'artisanat n'y brille pas avec la même intensité qu'à Tlemcen ou Nedroma, il subsiste néanmoins dans les foyers, où tapis, poteries et broderies perpétuent un savoir-faire transmis de génération en génération. À El Achache, comme l'appellent affectueusement les siens, chaque geste agricole ou domestique porte la marque d'une identité rurale fière et authentique.

Héritage Discret, Mais Présent


Bien que Souani ne soit pas réputée pour des monuments spectaculaires, elle baigne dans un environnement chargé d'histoire. À quelques encablures, des villes comme Nedroma, l'une des plus anciennes cités islamiques du Maghreb — témoignent d'un passé glorieux où caravanes, savants et artisans ont façonné la région. Il n'est pas rare, dans les alentours d' El Achache, de croiser des vestiges romains ou médiévaux encore muets, attendant leur mise en lumière. La mémoire collective, quant à elle, continue de murmurer en arabe dialectal, avec parfois une trace discrète de racines amazighes, rappelant la richesse culturelle de cette mosaïque humaine. Le double nom  Souani sur les cartes, El Achache dans les cœurs, illustre parfaitement cette dualité entre l'administration moderne et la mémoire orale locale.

Vivre à Souani (ou El Achache) : Entre Simplicité et Modernité


Aujourd'hui, Souani se modernise sans renier ses racines. Écoles, dispensaires, routes asphaltées et accès aux réseaux de communication témoignent d'un développement progressif, même si certaines zones rurales restent confrontées à des défis d'infrastructure. La population, estimée à plus de 20 000 âmes, cultive une solidarité sociale forte, où les fêtes familiales, les mariages traditionnels et les veillées communautaires rythment la vie locale. À El Achache, le voisinage est une seconde famille, et chaque événement devient l'occasion de renouer les liens. C'est précisément cette harmonie entre modernité naissante et traditions vivaces qui fait de Souani — ou plutôt d'El Achache — une destination discrète, mais profondément humaine.

En somme, cette commune n'est peut-être pas sur toutes les cartes touristiques, mais elle mérite qu'on s'y attarde : c'est une terre où le temps semble couler plus lentement, où la terre nourrit les corps et l'histoire nourrit les âmes — une terre que ses enfants appellent, avec tendresse, El Achache.

vendredi 26 décembre 2025

Sabra, terroir oléicole et héritage vivant des Hauts Plateaux

 

Sabra, un carrefour rural proche de Tlemcen

La commune de Sabra, située à environ 28 kilomètres au sud du chef-lieu Tlemcen, se positionne comme un carrefour rural stratégique au cœur du Tlemcenois. À 909 mètres d’altitude, elle se développe le long de l’oued Sabra, dans un environnement dominé par des plaines agricoles, des collines et des espaces pastoraux, offrant un cadre naturel ouvert et typique des Hauts Plateaux de l’Ouest algérien. Cette localisation facilite l’accès aux richesses naturelles et culturelles de la région tout en conservant une atmosphère rurale authentique.

Un héritage historique et culturel riche

Sabra possède un passé historique notable, ayant servi autrefois de poste militaire et de point de contrôle des routes vers le sud. La commune fut intégrée aux itinéraires stratégiques pendant la résistance contre la colonisation, notamment lorsque l’émir Abdelkader y installe un campement temporaire au XIXᵉ siècle. Cette histoire contribue à une identité locale forte, mêlant traditions rurales, héritage tribal et mémoire historique, qui reste perceptible dans les structures et l’organisation du village.

Une économie rurale centrée sur l’agriculture et l’élevage

L’économie de Sabra repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage ovin, activités qui structurent la vie sociale et économique de la commune. Malgré l’existence passée d’unités industrielles locales, la région demeure dominée par un tissu économique simple, fondé sur les cultures céréalières, les petits commerces et les services de proximité. Ce mode de vie confère à Sabra une atmosphère paisible, en harmonie avec son cadre naturel et ses traditions rurales.

Le festival de l’olivier et la valorisation culturelle

Sabra est également connue pour sa filière oléicole, mise en valeur lors du festival “Route de l’Olivier”, organisé dans le cadre du programme Génération Tourisme avec le soutien de l’Union européenne. Ce festival célèbre l’huile d’olive locale, propose des expositions de produits agricoles et artisanaux, des plantations symboliques de jeunes oliviers et des activités pédagogiques sur la filière oléicole. Ces événements culturels et touristiques permettent de valoriser le patrimoine rural et de créer un tourisme durable et éducatif.
Tourisme rural et artisanat local

Bien que Sabra ne soit pas une destination touristique traditionnelle, la commune offre un tourisme rural authentique, avec des balades dans les jardins et vergers locaux, la découverte des pratiques agricoles traditionnelles et l’opportunité de rencontrer les producteurs et artisans locaux. L’artisanat, centré sur le tissage, les objets en bois et le travail de l’alfa, reflète le savoir-faire ancestral des habitants et complète l’expérience touristique dans un cadre calme et naturel.

Une étape idéale pour explorer la région de Tlemcen

Sabra constitue une étape pratique et enrichissante pour ceux qui visitent Tlemcen et ses environs. À moins de 30 minutes en voiture, la commune permet de combiner patrimoine historique, traditions rurales, paysages naturels et événements culturels. Elle offre aux visiteurs une immersion dans la vie authentique des Hauts Plateaux de l’Ouest algérien, entre histoire, agriculture et festivités locales.

Sebdou, authenticité et traditions au cœur de l’Algérie intérieure

 

Sebdou, carrefour naturel entre plaines et Hauts Plateaux

La commune de Sebdou, située dans la wilaya de Tlemcen, se distingue par son positionnement géographique stratégique au sud du chef-lieu de wilaya, à la transition entre les plaines de l’Ouest algérien, les Hauts Plateaux et les zones steppiques. Implantée à près de 900 mètres d’altitude, Sebdou s’est développée le long de l’oued qui porte son nom, dans un environnement marqué par des paysages ouverts, des collines et de vastes espaces agricoles et pastoraux.

Un territoire forgé par l’histoire et la résistance

Historiquement, Sebdou occupe une place importante dans l’histoire régionale. Connue autrefois sous le nom de Tafraoua, elle a servi de poste militaire et de point de contrôle des routes menant vers le sud. Au XIXᵉ siècle, elle a été un lieu stratégique durant la résistance algérienne, notamment lorsque l’émir Abdelkader y établit un campement temporaire. Cette histoire mouvementée a contribué à façonner une identité locale forte, mêlant héritage tribal, traditions rurales et mémoire historique.

Une économie rurale au cœur de la vie locale

Sur le plan socio-économique, Sebdou conserve un caractère rural très affirmé. L’économie locale repose essentiellement sur l’agriculture céréalière et l’élevage ovin, activités traditionnelles qui structurent la vie quotidienne et les relations sociales. Malgré l’existence passée d’unités industrielles, la commune reste aujourd’hui dominée par un tissu économique simple, fondé sur l’agriculture, les petits commerces et les services de proximité, ce qui confère à la ville une atmosphère paisible et authentique.

Traditions vivantes et patrimoine immatériel

La commune est également reconnue pour sa richesse culturelle et immatérielle. Les traditions pastorales demeurent vivantes à travers la musique bédouine, en particulier le genre Aloui, les pratiques équestres et les grandes fêtes locales appelées waâdas, organisées autour de saints et marabouts régionaux. Ces rassemblements, marqués par des fantasias, des chants et des rencontres tribales, constituent des moments forts de la vie collective et attirent des visiteurs des communes voisines.

Un tourisme rural discret mais authentique

Du point de vue touristique, Sebdou ne se présente pas comme une destination touristique classique, mais offre un potentiel réel pour un tourisme rural et culturel. Ses paysages naturels, son cadre calme, son mode de vie agricole et ses traditions populaires permettent aux visiteurs de découvrir une Algérie intérieure authentique, loin des circuits touristiques saturés. Les amateurs de nature, de culture locale et de patrimoine vivant peuvent y trouver une expérience simple mais profondément enracinée dans l’identité régionale.

Sebdou, une commune fidèle à son identité

En résumé, la commune de Sebdou se caractérise par une identité historique marquée, une économie rurale traditionnelle, un patrimoine culturel vivant et un potentiel touristique discret mais porteur. Elle incarne une Algérie intérieure attachée à ses terres, à ses traditions et à sa mémoire, tout en cherchant à valoriser ses atouts pour l’avenir.

mardi 23 décembre 2025

Le palais Fantômes, Tlemcen

Palais des Fantômes, Tlemcen

Le Palais des Fantômes de Tlemcen se trouve dans la ville de Tlemcen, située dans le nord-ouest de l'Algérie. Ce lieu historique est également connu sous le nom de « Djemaa el Fna » ou place centrale de la vieille ville. Il s'agit d'un site archéologique et culturel important, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Tlemcen est une ancienne capitale berbère 

Tlemcen est une ancienne capitale berbère qui a joué un rôle crucial dans l'histoire du Maghreb, notamment pendant les périodes almohade et médiévales. Le Palais des Fantômes fait partie des vestiges de cette riche histoire, témoignant de l'importance passée de la ville comme centre politique, religieux et commercial.

Un patrimoine indéterminée 

Un patrimoine indéterminée à conserver Mais son style des pays Azerbaïdjan, Ouzbékistan, Russie, Magnifique cette Villa a son charme spécial unique, petit Château Allah Barek Machallah en plus c'est à entrer de Mansourah "Tlemcen".

Pour vous y rendre :
Il est situé en face de l'ancienne entrée de l'hôpital de Tlemcen. 




lundi 22 décembre 2025

À Maghnia, laissez‑vous guider par les épices et les fins palais : une expérience sensorielle au cœur de la tradition

Les épices jouent un rôle prépondérant dans la cuisine algérienne. 

Rares sont les plats qui n'en ont pas besoin. Le safran, l'aneth, le clou de girofle, la coriandre, le gingembre, le paprika, le cumin, le poivre, le curcuma sont très utilisés tout comme le curry, l'ail ou les graines de nigelle (cultivées en Algérie). 

Les mélanges communs d'épices comme le zahtar ou le ras el hanout (que l'on trouve partout en Algérie aussi bien dans les épiceries que dans les souks) sont extrêmement importants dans cette cuisine. 
Les piments forts, eux aussi, sont très appréciés. L'oignon est également beaucoup utilisé surtout dans la préparation des tajines. 
Les herbes aromatiques sont utilisées en abondance pour rehausser le goût des mets et pour les parfumer (le persil, le romarin, l'origan, le fenouil, le thym, l'anis, les feuilles de laurier, le basilic en sont les exemples les plus connus). 
La cannelle est très populaire tout comme le fenugrec et la verveine (en infusion) aux propriétés médicinales reconnues ainsi que l'Iris et la fleur de lavande (que l'on retrouve dans la composition du ras el hanout). L'eau de rose (ma z'her) ou l'eau de fleur d'oranger servent à la fois à agrémenter les plats mais entrent aussi dans la composition de certaines pâtisseries. D'autres ingrédients comme la menthe servent à la préparation du célèbre thé à la menthe.

Découvrez ces sublimes parfums dans la ville emblématique des épices,  Maghnia. 

Maghnia est une ville frontalière de l'ouest algérien, réputée pour son ambiance populaire et ses marchés animés.
On y découvre des étals regorgeant d'épices, d'herbes aromatiques et de produits du terroir qui inspirent une cuisine riche et parfumée.
Dans ses ruelles commerçantes, les vendeurs partagent avec générosité leurs conseils pour choisir la bonne épice, marier les saveurs et réussir chaque recette.
Maghnia se prête ainsi parfaitement à une promotion axée sur le tourisme culinaire et l'art de vivre local

Pourquoi les boulangers en Algérie sont souvent de Jijel ??

Pourquoi la majorité des boulangers en Algérie sont-ils souvent originaires de Jijel ?  La réponse est dans l'histoire… Une vieille histoire de combat, d'amour et de pain  ! 


A l'arrivée des  Ottomans à Jijel au début du 16ème siècle, pour aider ledjwadjla (les jijeliens) à chasser les Génois de leur ville, les frères Oroudj et Khair-Eddine , vécurent pendant quelques années dans la région  ! 


Cela, dit-on, a duré cinq ans au moins pour l'un des deux frères qui avait épousé une jijélienne. Il avait élu domicile dans les montagnes de la banlieue… 

Les turcs et le Jijéliens ont organisé, ensembles, une campagne pour libérer la bonne ville de Jijel,  ils ont ensuite entrepris de libérer la ville de Bejaia alors occupée par les espagnols, et par la suite, par libérer Jazaïr Beni Mezghenna (Alger) vers 1529 et changer ainsi le cours de l'histoire !! 

Une fois installé au pouvoir, au palais de la Djenina (actuelle place des Martyrs), Khair-Eddine Barberousse a tenu à récompenser et à honorer les jijeliens qui furent ses grands alliés dans l'entreprise victorieuse  !! 

Il décida d'accorder aux Jwajla le monopole de la production du pain du Beylik. Autrement dit, le pain destiné aux institutions de l'Etat : armée, palais royal... La vente du pain au détail avait quand a elle était dévolue aux mozabites… 

C'est ainsi que débuta une longue histoire d'amour entre les Jijéliens et la boulangerie. Une histoire qui se poursuit avec des hauts et des bas depuis quelques décennies  !



samedi 20 décembre 2025

Algerie, tourisme et archeologie



l'Algérie est un musée à ciel ouvert. Ce pays abrite la plus grande concentration de sites romains en Afrique du Nord, ce qui en fait le deuxième territoire au monde après l'Italie à posséder autant de vestiges antiques.

Il conviendrait d’ajouter Dellys, Tigzirt et Tiklat à cette liste. Concernant Béjaïa, il serait également pertinent de disposer de davantage d’informations sur son site archéologique, notamment au sujet des fouilles qui n’ont pas encore été engagées et du potentiel historique encore inexploité. Il est par ailleurs indispensable de mentionner Hippone, le plus important site romain d’Algérie, avec la basilique antique de Saint Augustin.

Il ne faut pas non plus oublier l’un des sites majeurs de la civilisation romaine en Afrique du Nord, qui fut même une capitale romaine : Iol-Caesarea, l’actuelle Cherchell.

À ces sites s’ajoute Siga, capitale du royaume des Massaessyles, en Numidie occidentale, dont le territoire s’étendait de l’oued Moulouya à Cirta (Constantine). Ce royaume était dirigé par l’Aguellid Syphax, grand chef qui régna vers 203 av. J.-C., avant d’être trahi par Massinissa.

Il manque également Tébessa, ville antique remarquablement conservée, avec ses remparts et son arc de triomphe, ainsi que les ruines du palais des frères Ammi Moussa à Ramka (wilaya de Relizane) et les pyramides de Tiaret.

Enfin, il convient de rappeler qu’au-delà des villes romaines, il existait auparavant de nombreuses villes numidiennes, souvent absentes des présentations actuelles, alors qu’elles constituent le socle historique de ces territoires. Au regard des destructions, des bombardements et de la barbarie coloniale, le fait que ces vestiges soient encore visibles aujourd’hui relève presque du miracle patrimonial



#algerie #travel #archaeology

jeudi 18 décembre 2025

La corniche de Wahran (Oran).


La corniche d'Oran se situe à une dizaine de minutes en voiture à l'ouest de la ville d'Oran, le long du littoral méditerranéen, et s'étend vers les plages et les villages côtiers comme Les Andalouses et Ain El Turk. 

C'est une destination très appréciée des habitants et des touristes pour ses vues panoramiques sur la mer, ses plages de sable fin et ses nombreux espaces de détente.
Importance touristiqueLa corniche d'Oran est considérée comme un lieu touristique important, notamment grâce à ses plages aménagées, ses restaurants et ses activités de plein air. 
Elle fait partie intégrante du paysage urbain et côtier d'Oran, et attire de nombreux visiteurs qui viennent profiter de la mer, de la promenade ou des centres touristiques comme Les Andalouses. 
La vue panoramique sur la ville et la mer depuis la corniche est souvent citée comme un incontournable pour les touristes. 

En résumé, la corniche d'Oran est à la fois un lieu de détente populaire et une attraction touristique majeure, offrant des paysages exceptionnels et des infrastructures adaptées aux visiteurs. 

mercredi 17 décembre 2025

"Sidi Medjahed : Forteresse millénaire au cœur de Tlemcen"

"Sidi Medjahed : Un joyau historique au cœur du pays tlemcénien"

Sidi Medjahed, située au centre-ouest de la wilaya de Tlemcen, est une commune riche en histoire et en patrimoine. À environ 31 km au sud-ouest de la ville de Tlemcen, elle est bordée par plusieurs localités comme Bouhlou, Sabra, Hammam Boughrara, Maghnia, Beni Bahdel et Beni Snous, et s'étend à une altitude d'environ 388 mètres, bénéficiant d'un climat méditerranéen avec des étés chauds. 

Forteresse berbère de Sidi Medjahed : l'éperon invincible de la Tafna

Le site historique le plus marquant de Sidi Medjahed est l'éperon fortifié, construit au VIe siècle sur un éperon rocheux dominant un méandre de la rivière Tafna. Ce fortin, protégé par des remparts et alimenté par un silo à grains souterrain, témoigne de la résistance berbère face aux conquérants de l'époque.

"Sidi Medjahed : Les mystères de l'archéologie révélés"

Les fouilles archéologiques menées en 1955 ont révélé quatre portes, dont l'une porte une inscription latine, et ont permis de dater le site ainsi que d'identifier ses vestiges militaires et civils. 

"Sidi Medjahed : une cité antique en attente de révélations"

Ce site reste partiellement exploré, avec une superficie d'environ 5 hectares à découvrir, offrant la possibilité de mettre au jour des structures telles que la grand'rue, des casernements, des magasins et probablement une chapelle.

"Mosquée ancienne : cœur spirituel de Sidi Medjahed"

La commune possède également une mosquée ancienne, qui contribue à son patrimoine religieux et culturel.

"Sidi Medjahed : 5 hectares d'histoire à découvrir"

Sidi Medjahed est donc un lieu où l'histoire ancienne et le patrimoine archéologique s'entremêlent, offrant un aperçu unique de la vie et des défenses des populations berbères dans la région de Tlemcen.