dimanche 26 avril 2026

Tlemcen est un carrefour historique et culturel

La wilaya de Tlemcen regorge de sites historiques et naturels remarquables, concentrés principalement dans la ville de Tlemcen et ses communes limitrophes.
Sites incontournables à Tlemcen et alentours
La ville de Tlemcen elle-même est le cœur culturel de la région, offrant une immersion dans l'histoire mérinide et arabo-andalouse.
TLEMCEN VILLE
Tlemcen (Ville) : Incontournable pour son Palais El Mechouar, le plateau de Lalla Setti qui surplombe la ville, et le souk El Kaissaria . La mosquée de Sidi Boumedienne, située dans le quartier historique d'El Eubbad, est également une étape majeure.
HISTORIQUE MANSOURAH
Mansourah : Commune abritant les célèbres vestiges de la cité fortifiée du XIIIe siècle, dont le minaret est un symbole emblématique de la région.
NATURE UNIQUE A AIN FEZZA
Aïn Fezza : Une commune essentielle pour les amateurs de nature, car elle abrite les impressionnantes grottes de Beni Add ainsi que les cascades d'El Ourit, situées à proximité immédiate.
AUTOUR DU PERIMETRE DE TLEMCEN
Destinations côtières et historiques
En dehors des environs immédiats de Tlemcen, d'autres communes offrent des paysages côtiers ou un patrimoine historique distinct :
SUPERBE PLAGES DE MARSA BEN MHIDI
Marsa Ben M'hidi (Port-Say) : Cette commune balnéaire est très prisée pour ses plages et ses activités estivales.
NEDROMA, UNE VILLE, UNE HISTOIRE
Nedroma : Ville au cachet historique préservé, réputée pour son architecture traditionnelle et son atmosphère authentique .
RICHESSE AUTHENTIQUE DE HONAINE
Honaïne : Commune côtière possédant un riche passé portuaire et des paysages maritimes pittoresques. 
CROISSANCE VULGURANTE DE GHAZAOUET
Ghazaouet : Un centre portuaire important qui permet également de découvrir la vie côtière de la wilaya.
DES EXPERIENCES INOUBLIABLES 
Pour organiser vos visites, il est conseillé de rayonner depuis la ville de Tlemcen pour les sites naturels et historiques du centre, tout en prévoyant des déplacements spécifiques pour les communes côtières comme Marsa Ben M'hidi ou Honaïne qui offrent une expérience différente.

Béni Saf d’hier à demain : une cité côtière engagée dans un futur radieux

À Béni Saf, un touriste trouve plusieurs sites intéressants, facilement accessibles depuis le centre‑ville. Béni Saf relève de la wilaya d’Aïn Témouchent, située dans l’Ouest algérien, à environ 30 km à l’ouest de la ville d’Aïn Témouchent et à une soixantaine de kilomètres au nord de la wilaya de Tlemcen.
LA PLAGE DU PUIT ET DE RACHGOUN
L’un des incontournables est la plage du Puits, située en bord de mer, idéale pour une promenade ou une pause détente au bord de la Méditerranée. Un peu plus au nord, la plage de Rachgoun offre également un cadre agréable, avec une ambiance calme et une belle vue sur la côte.
AQUARIUM DE BENI SAF
Pour ceux qui souhaitent allier nature et découverte, l’aquarium de Béni Saf est à visiter absolument, car il permet de découvrir la faune marine locale dans un lieu facilement accessible en ville. 
COMPLEXE TOURISTIQUE DE BENI SAF
À proximité, le complexe touristique Syphax, situé à Rachgoun, constitue une autre halte intéressante, avec ses espaces aménagés et une vue panoramique sur la mer. 
LE ROI SYPHAX
Ce complexe porte le nom de « Syphax », en référence à un roi berbère de l’Antiquité, ce qui donne au lieu une dimension historique tout en le rendant facilement repérable pour les visiteurs.
HEMATITE, OXYDE DE FER, FORCE DE BENI SAF
L’histoire de Béni Saf est marquée par une activité minière intense, centrée sur l’exploitation de l’hématite, un minerai de fer riche en oxyde de fer, dont le gisement a été exploité depuis l’Antiquité et particulièrement à partir de la fin du XIXᵉ siècle par la compagnie Mokta el Hadid. Cette activité a permis de construire le port et de développer la ville, mais la mine a progressivement perdu de son importance économique, même si elle reste un élément clé de l’identité locale.
LA PECHE, FER DE LANCE ÉCONOMIQUE 
En parallèle, la pêche artisanale et industrielle est longtemps devenue la principale ressource économique de la ville, faisant de Béni Saf le premier port de pêche de la région, avec une flottille d’une centaine d’embarcations et une tradition de construction navale. Aujourd’hui, le secteur halieutique reste visible dans la vie quotidienne : le port, le marché de poisson, les chantiers navals et la présence de nombreux pêcheurs rappellent une activité encore vivante, même si l’importance économique globale de la mine et de la pêche a reculé par rapport à leurs âges d’or.
UNE SPECIALITE CULINAIRE UNIQUE
Sur le plan culinaire, Béni Saf se distingue par des spécialités de poissons frais préparés à la manière locale, comme le poisson grillé, le poisson farci ou en sauce, ainsi que des plats à base de poulpe, de calamars et de crevettes, souvent servis dans de petits restaurants de bord de mer ou au bord du port. Ces mets simples mais savoureux reflètent bien l’héritage maritime de la ville.
LA CIMENTERIE, PUISSANCE INDUSTRIELLE 
En outre, une cimenterie moderne implantée à quelques kilomètres de la ville constitue l’une des plus importantes unités de production de ciment en Algérie, avec une grande capacité de production et des exportations régulières. Elle joue un rôle clé dans le tissu industriel local et contribue à la création d’emplois directs et indirects.
DEVELOPEMENT CROISSANT DE BENI SAF
En résumé, Béni Saf se développe aujourd’hui autour d’un mixte d’activités : tourisme balnéaire (plages, aquarium, complexe de Syphax), pêche toujours active, héritage minier et industrie du ciment. Grâce à sa situation côtière, à ses infrastructures portuaires et à l’implantation d’une cimenterie de grande capacité, la commune connaît un développement économique actuel positif, ce qui en fait un pôle régional maritime, touristique et industriel en pleine croissance dans la wilaya d’Aïn Témouchent.
LES INDUSTRIES DE BENI SAF 
À Béni Saf, au‑delà de la cimenterie, on trouve surtout des sites industriels liés à l’énergie, à l’eau et aux infrastructures portuaires.
MATERIAUX DE CONSTRUCTION
Cimenterie et matériaux de construction
La cimenterie de Béni Saf (GICA‑Beni Saf) est l’un des sites industriels les plus importants de la wilaya, avec une grande capacité de production de ciment et de clinker, entièrement automatisée et intégrée à une zone industrielle autour de la commune. 
DESSALEMENT 
Station de dessalement de l’eau de mer
À proximité se trouve la station de dessalement d’eau de mer (SDEM) de Béni Saf, l’une des plus grandes stations de ce type en Algérie et même en Afrique. Elle alimente en eau douce l’Ouest du pays et est un équipement stratégique pour le secteur industriel et urbain de la région. 
POLE INDUSTRIEL EMERGEANT 
Port, gazoduc et projets énergétiques
Sur le plan énergétique, Béni Saf est le point d’origine du gazoduc sous‑marin Medgaz, qui relie l’Algérie à l’Espagne, ce qui confère à la localité un rôle important dans le trafic de gaz naturel exporté. 
 Enfin, des projets de zone industrielle lourde (port hydrocarbures, aluminerie, centrale électrique et industrie de transformation) ont été étudiés ou développés autour de Béni Saf, faisant de la zone un pôle industriel en émergence, liant énergie, métallurgie et infrastructure portuaire. 

samedi 18 avril 2026

« Relizane, une invitation à découvrir l’Algérie autrement »

WILAYA DE RELIZANE 
Elle offre une belle combinaison de nature, de patrimoine antérieur et de vie rurale authentique, un peu à l’écart des circuits touristiques classiques. 
Nature et paysages
Forêt de Mékerras : une grande forêt de chênes et de cistes, idéale pour la randonnée, la cueillette et la détente en pleine nature. 
Djebel Mézioud et Djebel Taria : petits massifs avec sentiers panoramiques sur les plaines agricoles et les collines verdoyantes. 
Barrage Gargar et Oued Mina : espaces d’eau calmes, propices aux promenades, pique‑niques et parfois à la pêche. 
Patrimoine historique et sites antiques
Ruines romaines de Mina (Castra Nova) : vestiges d’une ancienne cité romaine près de Relizane, avec restes de murs et d’urbanisme antique. 
Pont romain de Mina et autres sites classés : plusieurs ponts, ruines et grottes préhistoriques inscrites comme sites historiques dans la wilaya. 
Ksour et maisons rurales autour de Mazouna / Oued Rhiou : villages traditionnels avec habitations en pisé et ambiance ancienne. 
Sites religieux et culturels incontournables
Vieille mosquée de Zemmoura : mosquée ancienne de style maghrébin, très typique de l’architecture religieuse locale. 
Sidi Mhamed Benaouda et autres lieux sacrés : marabouts et lieux de prière fréquentés, souvent intégrés à des circuits spirituels. 
Maison de la Culture Mohamed Boudiaf (Relizane) : centre culturel pour expositions, théâtre et animations locales. 
Vie locale, terroir et villages
Ville de Relizane (chef‑lieu) : rues animées, marchés, ambiance chaleureuse pour découvrir la vie quotidienne. 
Mazouna : bourgade à l’histoire intellectuelle riche, avec mosquées anciennes et ruelles historiques à explorer. 
Produits du terroir : huile d’olive, miel, céréales et fruits du pays, souvent vendus dans les souks et échoppes locales. 
GASTRONOMIE DE RELIZANE
Plats salés emblématiques
Couscous au poulet : plat de base de la région, souvent servi avec une bonne quantité de légumes et une sauce onctueuse. 
Tajines aux légumes : mijotés à base de produits de saison (poivrons, carottes, tomates, navets), parfois accompagnés de viande ou de poulet. 
Chorba frik (blé concassé) : soupe très courante, riche et réconfortante, que l’on retrouve surtout à l’heure de l’iftar. 
Pâtisseries et douceurs
Zlabia de Relizane : beignet fin, frit puis imbibé de sirop léger parfumé à l’eau de rose ou au citron, très apprécié en fin de repas. 
Rfiss de Relizane : pâte de semoule tirée à la main, servie en sauce ou en soupe, variant régionales des fameux “rfiss algériens”. 
Produits locaux à goûter
Oranges de la Mina : agrumes juteux et parfumés, réputés dans la région pour leur goût agréable. 
Huile d’olive et produits du terroir : huile vierge, confitures maison et pains cuits au feu de bois, souvent servis avec du miel et du fromage. 

« échapper à l’agitation : pourquoi Aïn Témouchent est la destination parfaite pour se ressourcer »

La wilaya d’Aïn Témouchent mêle littoral méditerranéen, nature verte et patrimoine historique, ce qui en fait une destination très agréable pour une découverte authentique. 
Plages et littoral
Plages de Beni Saf, Rechgoun, Terga et Sidi El Béchir : longue façade maritime avec des plages calmes, bien adaptées à la baignade, à la détente et parfois aux sports nautiques. 
Plage Emir Abdelkader et Cap Vigalo : l’une dynamique, l’autre plus isolée, toutes deux très appréciées pour leur cadre et leurs eaux claires. 
Sites nature et randonnée
Barrage et forêt de Oued Tafna : zone boisée autour du barrage, idéale pour la promenade, la pêche et le pique‑nique. 
Oued Sidi El Béchir : vallée naturelle avec paysages variés, bien adaptée à la randonnée et aux balades en VTT. 
Zones humides et circuits nature autour de Masa’a Ben Badis (El Malah) : figuiers, plantes aromatiques et produits artisanaux locaux. 
Patrimoine historique et culturel
Village antique de Siga (Oulhaca) : vestiges de la capitale numide Siga, nécropole royale de Syphax et mosquée de Sidi Yâacoub, très importantes archéologiquement. 
Ancienne Kasbah d’Aïn Témouchent : quartier historique avec vieille médina et ambiance traditionnelle. 
Monuments et sites proches de la ville : notamment les monuments de l’ancienne Sufat (nom antique d’Aïn Témouchent) et divers stèles ou vestiges romains. 
Thermes, spa et balnéaire
Station thermale de Hammam Bou Hadjar (Hammam Sidi Slimane) : sources chaudes minéralisées, très prisées pour la détente et la thalasso. 
Villes balnéaires proches : circuits organisés incluent souvent les stations de Beni Saf et Rechgoun pour allier baignade et tourisme de bien‑être. 
Terroir et vie locale
Marchés ruraux et produits du terroir : pain de campagne, fromage de chèvre, miel de garrigue, figues, épices et artisanat. 

jeudi 16 avril 2026

Honaine, où l’histoire rencontre la mer

À Honaine, dans la wilaya de Tlemcen, un touriste peut trouver plusieurs attraits combinant histoire, nature et mer Méditerranée, ce qui en fait une destination à la fois culturelle et balnéaire.

Sites historiques et archéologiques

Ancienne ville portuaire et casbah :

 Honaine fut longtemps le port maritime de Tlemcen, avec des vestiges de murailles, tours de guet (Bordj El‑Bahri) et une casbah (Dar Soltane), qui rappellent son rôle stratégique sous les Numides, Phéniciens puis les Espagnols.

Musée et exposition sur le mont Aguilel : 

Un musée‑auberge présente fossiles, poteries anciennes, monnaies phéniciennes et objets de l’époque ottomane, ainsi que des archives sur la révolution algérienne de la région. 

Nature, mer et randonnées

Plages et paysages côtiers : La zone côtière autour d’Honaine offre des plages comme Tafsout et El‑Ourdania, avec des eaux limpides et des paysages sauvages entre mer et montagne. 

Massif des Traras et montagnes : 

Les monts des Traras dominent la côte et permettent des randonnées dans des forêts denses, avec vues panoramiques sur la mer et possibilité d’observer des phoques (localement appelés « Ben‑nemri ») dans certaines zones côtières. 

Expériences culturelles et patrimoniales

Coincidence entre mémoire antique et révolutionnaire : La ville mêle sites antiques (port, remparts, mont Aguilel) et mémoire de la lutte de libération, ce qui peut intéresser ceux qui aiment les circuits historiques. 

Proximité avec Tlemcen et autres sites : 

Honaine s’inscrit bien dans un circuit plus large incluant le Parc national de Tlemcen, la ville de Tlemcen et des villages côtiers voisins, ce qui attire les touristes effectuant un séjour dans la région. 
En résumé, Honaine peut séduire un touriste par son mix de vestiges anciens, de paysages montagneux et maritimes, et de possibilité de balades culturelles et de détente balnéaire. 

TU DOIS VISITER HONAINE 

Tu devrais vraiment envisager de visiter Honaine : c’est un endroit où histoire, nature et mer se rencontrent de façon unique.
Tu peux y découvrir les vestiges d’une ancienne cité portuaire, avec ses remparts, sa casbah et le fameux mont Aguilel, qui racontent des siècles de présence numide, phénicienne, ottomane et révolutionnaire. Honaine est aussi un bon point de départ pour profiter de belles plages comme Tafsout, avec des eaux claires et des paysages sauvages entre mer et montagne.
Si tu aimes les randonnées, tu seras séduit par les massifs des Traras tout proches, parfaits pour des balades au calme avec vue sur la Méditerranée. Ajoute à cela la proximité de Tlemcen et de ses sites historiques, et tu obtiens un programme complet : culture, nature et détente balnéaire dans une région encore peu touristique. Visiter Honaine, c’est l’occasion de découvrir une partie authentique de l’Algérie, loin des circuits trop fréquentés.

mercredi 15 avril 2026

Maghnia, Un moteur régional autonome au-delà des contraintes frontalières

 

Maghnia, Un moteur régional autonome 
au-delà des contraintes frontalières

La commune de Maghnia, située dans la wilaya de Tlemcen au nord-ouest du pays, s’impose comme l’un des principaux pôles urbains et économiques de la région. Elle se distingue par son rôle régional dynamique, alimenté par les flux humains et économiques issus des micro-régions environnantes telles que les Msida, les Djebala, les Souahlia et les Beni Ouassaine, ce qui renforce son attractivité et son rayonnement territorial. 

Maghnia, pôle régional dynamique 
et carrefour frontalier stratégique 

Implantée à proximité immédiate de la frontière algéro-marocaine, à environ 26 km de Tlemcen et à quelques kilomètres de Oujda, elle dispose d’une position géographique stratégique. Toutefois, malgré la fermeture actuelle de la frontière terrestre, qui limite son rôle classique de zone d’échanges transfrontaliers, Maghnia conserve des atouts internes importants. En effet, son dynamisme régional, fondé sur les interactions avec son arrière-pays, peut à lui seul constituer un levier suffisant pour soutenir son développement économique et urbain, indépendamment de la réouverture de la frontière. Néanmoins, une éventuelle reprise des échanges frontaliers viendrait renforcer davantage cette dynamique déjà existante.

Maghnia, Outsider économique de Tlemcen

Cette localisation frontalière distingue Maghnia des autres communes de la wilaya, en lui donnant une fonction commerciale et logistique particulièrement marquée, en plus de son rôle urbain important en tant que deuxième agglomération de la wilaya avec plus de 100 000 habitants.

 De Numerus Syrorum à Maghnia  
une histoire façonnée par les peuples 

Maghnia possède une trajectoire riche remontant à la préhistoire, comme en témoignent des vestiges lithiques découverts dans la région de l’oued Mouilah. Elle a ensuite connu une occupation phénicienne, puis romaine sous le nom de Numerus Syrorum, un poste militaire stratégique de la Maurétanie césarienne. Durant la période islamique, la région s’intègre aux dynamiques politiques du Maghreb central, avant de devenir un lieu de passage important entre Tlemcen et Fès. La ville tire son nom actuel d’une sainte locale, Lalla Maghnia, dont le mausolée constitue encore un repère symbolique. Pendant l’abominable colonisation, elle est renommée « Marnia » et joue un rôle dans la délimitation frontalière après le traité de Lalla Maghnia en 1845, fixant les frontières entre l’Algérie et le Maroc. Après l’indépendance, elle retrouve son nom actuel et devient une ville importante de l’ouest algérien. 

Maghnia, une ville frontalière 

aux identités multiples

Maghnia présente une population relativement dense et diversifiée, marquée par des influences culturelles multiples en raison de sa position frontalière. La population est majoritairement arabophone, avec des composantes amazighes, et se caractérise par une forte mobilité sociale et commerciale. La ville est également connue pour être le lieu de naissance de Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, ce qui renforce son importance symbolique dans l’histoire nationale. La société locale est fortement tournée vers le commerce et les échanges. 

Maghnia, capitale commerciale 

et agricole de l’Ouest

Maghnia se distingue par une économie diversifiée mais dominée par le commerce. La ville est souvent qualifiée de « capitale des épices » en Algérie, en raison de son marché dynamique attirant des commerçants et des clients de différentes régions du pays. Ce rôle commercial s’explique en grande partie par sa position stratégique et dynamique régionale (entrepreneurs de Msirda, agriculteurs de Djebala, artisans de Souahlia, commerçants de Beni Oussine) et près de la frontière. Par ailleurs, l’agriculture constitue une base essentielle de l’économie locale, notamment dans les plaines fertiles de la région, avec des productions variées comme les céréales, les agrumes et le maraîchage. Le secteur industriel reste en développement, avec la présence de zones industrielles et des projets récents, comme la création d’unités de fonderie ou de fabrication de pièces métalliques, visant à dynamiser l’emploi . 






lundi 13 avril 2026

Boukanoun (w de Tlemcen) : Ville frontalière à l’identité forte

Une localité frontalière , Algérie Maroc, un peuple actif

 Boukanoune (بوكانون), parfois appelé localement “Lazeta”, est une petite ville rattachée administrativement à la commune de M’Sirda Fouaga, dans la daïra de Marsa Ben M’Hidi, au nord-ouest de la wilaya de Tlemcen. Situé à seulement quelques centaines de mètres de la frontière marocaine, en face de la ville d’Ahfir, il occupe une superficie d’environ 0,41 km² et comptait 1 878 habitants en 2015 ( données démographiques du JRC). Malgré sa petite taille, Boukanoune se distingue par une densité de population très élevée, dépassant 4 500 habitants/km², ce qui en fait l’un des sites les plus densément peuplés de la région.

Boukanoun, Une identité transfrontalière,

Boukanoune se présente comme un site frontalier compact, organisé autour d’un noyau urbain dense, entouré de localités comme Dehamna, Zidour, Souadik ou Bab El Assa. Sa proximité immédiate avec le Maroc lui confère une identité transfrontalière, où les familles, les habitudes alimentaires, les traditions et même les échanges commerciaux ont longtemps circulé librement avant la fermeture des frontières. Le village se distingue par une superficie minuscule mais une population soudée, une culture fortement marquée par les traditions tlemcéniennes, une situation géographique stratégique, une vie sociale animée autour des fêtes, marchés et cérémonies.

Boukanoune porte la mémoire d’un territoire marqué

Sa position en fait un lieu où les identités se croisent. Les habitants partagent souvent des liens familiaux et culturels avec les populations d’Ahfir et de la région marocaine des Beni Iznassen. L'Algérien qui s'adapte à son environnement. La frontière, loin d’être seulement une ligne administrative, a façonné les modes de vie, les échanges et les solidarités.

Boukanoune est décrit comme une communauté très soudée

Dans la commune, la solidarité familiale est centrale, les traditions culinaires (couscous, galettes, pâtisseries) jouent un rôle social majeur, les mariages et fêtes religieuses rassemblent tout le site, la jeunesse est attachée à son héritage culturel. La population est relativement jeune, avec un âge moyen de 32 ans, légèrement supérieur à la moyenne de la wilaya (27,5 ans).

Economie de Msida, discrète et dynamique

Boukanoune n’est pas un pôle industriel, mais son économie repose sur  Le petit commerce frontalier, Les habitants vendent souvent des produits locaux aux voyageurs et aux familles de passage. Les forums et témoignages encouragent les visiteurs à acheter ces produits pour soutenir les familles du village. Sur L’agriculture et l’élevage, Comme dans la plupart des villages de M’Sirda Fouaga, l’agriculture familiale (oliviers, figuiers, élevage ovin) reste une activité importante. Et sur L’artisanat et les produits traditionnels, Les galettes, couscous, pâtisseries et produits locaux sont très appréciés et constituent un petit moteur économique.

Réel potentiel de développement dans l'ouest de Tlemcen

Malgré sa petite taille, Boukanoune possède plusieurs atouts avec d'abord le tourisme culturel et frontalier. Son identité unique, ses traditions vivantes et sa situation géographique en font un lieu attractif pour le tourisme mémoriel, le tourisme rural et les circuits culturels autour de Tlemcen et de la frontière. Puis le commerce local avec le passage des voyageurs (notamment les émigrés en été) constitue une opportunité économique importante. Un atout précieux dans la valorisation des produits du terroir.  Les produits traditionnels (galettes, couscous, pâtisseries, miel, olives) pourraient être mieux structurés pour créer une micro‑économie durable. Et enfin la coopération transfrontalière (à long terme). En effet, si les frontières venaient à s’ouvrir un jour, Boukanoune pourrait devenir un point d’échange majeur entre l’Algérie et le Maroc.


mercredi 1 avril 2026

Village touristique de El Kef, Sidi Medjahed, w de Tlemcen

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Le village d'El Kef à Tlemcen est un village touristique archéologique abandonné, appartenant à la commune de Sidi Medjahed. Il est célèbre pour son nom, Dashra El Kef. Elle se caractérise par des grottes et des cavernes qui etaient habités par des humains, des paysages époustouflants et une ancienne mosquée. Ses habitants l'ont abandonnée depuis les années 1990.
Il est situé dans la commune de Sidi Medjahed à Tlemcen.
Il comprend des grottes et des cavernes creusées dans la montagne surplombant Ouew Tafna, et contient des stalagmites et des stalagmites naturelles.
Il est célèbre pour la présence de plusieurs sources naturelles, comme Ain al-Hawd al-Kabir, Ain al-Jamal et Ain Titaouine. 
Il est considéré comme une zone archéologique, témoin d'une présence humaine depuis longtemps, et était connu sous le nom de « Dashra El-Kef » ou « Tiferet ». 
Statut actuel : C'est une zone touristique actuellement pratiquement abandonnée.  A cause de la décennie noire. Certains habitants sont retournes.  Il y a  des habitants qui ont rénovés leurs maisons. Aujourd'hui, c'est devenu une destination touristiques  de nombreuses familles. 
Points de repère à proximité :
Il y a des « grottes » archéologiques à proximité, surplombant les scènes naturelles de Oued Tafna et des montagnes environnantes. 

dimanche 29 mars 2026

Djebel Toumai, commune Nedroma

Voie d'accès à Djebala, Nédroma, wilaya de Tlemcen

L'accès à Djebala (commune de la daïra de Nedroma, wilaya de Tlemcen) se fait principalement par route goudronnée depuis Nedroma et les grandes villes environnantes du nord‑ouest algérien. Djebala est située à environ 6 km au nord‑est de Nedroma, ce qui en fait une commune proche, facilement accessible en voiture ou en transport en commun local.
l'accès à Djebala depuis Nedroma est simple et rapide, avec une courte route de montagne goudronnée, tandis que l'accès régional passe par Nedroma et les axes reliant Tlemcen et l'autoroute. 

Djebel Toumai est un repère pour les habitants locaux

Le Djebel Toumai est une montagne située dans la région de Djebala, dans la wilaya de Tlemcen, en  du Nord‑Ouest.Djebala est bordée par des villages voisins comme Souahlia, Tienet, Aïn Kebira et Hammam Boughrara, auxquels elle est reliée par un réseau de routes secondaires utilisées aussi bien par les voitures particulières que par les autobus de wilaya et les transports
Djebala est une commune montagneuse du nord‑ouest de Tlemcen, bordée par Nedroma, Maghnia et Hammam Boughrara, et Djebel Toumai se trouve dans cette zone vallonnée et calcaire. Il fait partie du paysage montagneux des monts de Tlemcen, à proximité de la commune de Nedroma et de villages comme Adjaija. 

Magnifique zone montagneuse, Mise en valeur touristique?

Djebel Toumai se trouve dans la zone de Djebala, au nord‑ouest de Tlemcen, au sein de la chaîne tellienne qui domine la région.  Le relief de Djebala est en général compris entre 300 et environ 700 m d'altitude moyenne, mais les petits sommets comme Djebel Toumai dépassent souvent ce niveau, probablement entre 1 000 et 1 200 m. Cette zone est connue pour ses reliefs calcaires, ses cascades et ses paysages verts, largement utilisés pour la randonnée et la découverte de la nature environnante. 

Particularités de Djebel Toumai 

À l'échelle locale, Djebel Toumai est un sommet ou une colline marquante, souvent cité dans les descriptions des montagnes de la région de Djebala. Il est associé à des blocs de roches calcaires et à des formations géologiques anciennes (phosphorites et brèches), étudiées dans des travaux scientifiques liés à Tlemcen. Les particularités géologiques de Djebel Toumai tiennent surtout à son appartenance à un massif calcaire karstique de l'Atlas tellien, avec des roches sédimentaires anciennes, des fractures et des formes d'érosion marquées, dans un contexte régional riche en sites karstiques et minéralogiques.

C'es un espace agricole naturel 

Dans la région de Djebala, ce type de relief favorise la présence de forêts de chênes, de zones de pâturage et de quelques cascades ou sources locales, ce qui en fait un espace à la fois agricole et naturel pour la population. le Mont Toumai de Djebala est un sommet modeste des monts de Tlemcen, situé dans une commune rurale et montagneuse du nord‑ouest algérien, au sein d'un paysage calcaire karstique dominé par les monts de Tlemcen. 

jeudi 5 mars 2026

Projets des hauts plateaux de Tlemcen

En 2017, le comité local pour la promotion de l'investissement privé de Tlemcen a validé huit projets de développement pour les hauts plateaux et zones montagneuses de la wilaya, avec un investissement total de 7 milliards DA et la création de 600 emplois. Ces initiatives visaient à dynamiser l'économie locale dans des communes comme El Aricha, El Gor, Terny et Béni Boussaid.

Liste des projets sur la wilaya de Tlemcen

Unité de production d'équipements pour kits d'énergie solaire. Unité de régénération des huiles usagées à El Aricha. Unité de lavage de sable à El Gor. Unité de transformation de verre à Terny. Confiserie à Terny. Unités de confection et de textile à Terny. Unité de transformation des algues nutritionnelles (riches en protéines) à Béni Boussaid. Unité de production de détergents bio à Béni Boussaid .
Projets

Le comité a aussi étudié la réalisation de parkings à étages dans les communes de Tlemcen et Chetouane, pour soutenir le développement urbain. Ces projets, bien qu'anciens, s'inscrivent dans une dynamique de diversification économique des hauts plateaux.

Production de tracteurs agricoles en Algérie, Maghnia et l'industrie lourde

l'Algérie dispose d'une industrie de production de tracteurs agricoles bien établie, avec une capacité excédentaire couvrant largement les besoins nationaux.

Production actuelle
Le Groupe public de l'industrie mécanique (AGM) produit 10 000 tracteurs par an via six unités (Constantine, Sidi Bel Abbès, Batna, Tizi Ouzou), dépassant les besoins internes de 5 000-7 000 unités ; capacité théorique jusqu'à 22 000 unités/an.
Etrang (ETRAG) à Souk Ahras assemble des modèles de 45 à 450 CV avec 62% d'intégration locale, exportant vers l'Afrique (300 M DA en 2022, objectif 2 milliards DA en 2024).
Acteurs privés
Tirsam à Batna prépare des tracteurs de grande puissance pour céréales du sud, visant 5 000 unités/an ; usine CKD en construction pour 2026 avec 40% d'intégration.
Ces productions soutiennent la mécanisation agricole, avec excédent pour l'export et partenariat sino-algériens renforcés.
Situation a Maghnia 

Une unité de montage Deutz Fahr Ouest Algérie a été mentionnée à Maghnia pour des tracteurs, mais sans détails récents sur sa production ou son statut opérationnel ; elle semble inactive ou peu documentée par rapport aux sites principaux comme ETRAG (Souk Ahras) ou AGM (Constantine, Tizi Ouzou). Aucune inauguration, relance ou calendrier n'est rapporté pour Maghnia. 

Situation pour l'industrie lourde a Maghnia
en mars 2026
Aucun secteur mécanique lourd (tracteurs, usines spécifiques) n'est opérationnel à Maghnia même ; l'accent est sur l'agroalimentaire et métaux transformés. La zone est stratégique (5 km autoroute Est-Ouest, 43 km aéroport Zenata) pour attirer sous-traitants, mais reste en phase de concrétisation initiale avec potentiel pour l'industrie mécanique future. La zone industrielle d'Ouled Bendamou à Maghnia (Tlemcen) abrite des projets sidérurgiques en phase de concrétisation début 2026, dans le cadre de son développement récent.
Unite textile de Maghnia
Cette unité du Holding GETEX (groupe public Textile & Cuir) produit des vêtements professionnels, effets de couchage et équipements de protection individuelle (EPI), implantée en section 158 GP 81 (centre-ville Maghnia).
Elle fait partie d'un réseau national incluant Saida (100-249 employés, capital 594 M DA).

Calendrier de redémarrage JAC Motors à Aïn Témouchent

L'usine JAC Motors (Emin Auto) à Aïn Témouchent (Tamazoura) a été officiellement relancée en janvier 2026, marquant la fin de 7 ans de blocage. Calendrier  du redémarrage.

Novembre 2025 : Annonce du lancement de l'assemblage du premier modèle (camion JAC 1040S) après obtention des autorisations. 
Décembre 2025 : Phase finale de préparation ; ouverture des commandes pour 15 modèles (utilitaires, pick-up, bus). 
Janvier 2026 (12 janvier) : Lancement officiel de la production avec sortie du premier camion assemblé ; tests validés par ingénieurs chinois. 
Avril 2026 : Commercialisation des premiers modèles à une cadence initiale de 25 000 unités/an (8 000/mois visés). 
Prochaines étapes
Passage progressif au CKD complet avec emboutissage, soudure et peinture d'ici fin 2026, pour atteindre 100 000 unités/an et 30% d'intégration locale en 4 ans. 
L'ouverture des commandes depuis décembre 2025 pour 15 modèles (pick-up, fourgonnettes, bus) ; premières livraisons attendues en avril 2026.
En mars 2026, aucun modèle JAC assemblé localement à Aïn Témouchent n'est encore officiellement commercialisé car les premières livraisons sont prévues pour avril 2026  selon le calendrier annoncé en janvier.
Statut actuel

L'usine Emin Auto est en phase initiale de production (lancement 12 janvier 2026), focalisée sur l'assemblage et les tests du JAC 1040S (plateau et benne simple cabine), avec commandes ouvertes depuis décembre 2025 mais livraisons retardées à avril pour validation complète.

mercredi 4 mars 2026

Ce 04 mars 2026, Orages autour de MAGHNIA

Depuis quelques jours, le temps serai devenu lourd et nuageux sur Maghnia. A priori, des orages, en tout cas, des bruits d'orages et d'une grêle a lieu en cette journée de 04 mars 2026 sur Maghnia. C'est les giboulées de Mars.   

 D’après les habitants, la pluie ne va surement pas durée, par contre, même si la végétation a globalement virée au vert, avec la pluie du mois dernier, le sol doit encore manqué d’humidité. Et cette pluie salvatrice est une aubaine pour toute la région.

Dommage que beaucoup d'habitant se plaignent en ce mois de ramadan du manque d'eau potable dans certains quartiers de Maghnia. Souhaitons un  rétablissement rapide des fournitures en eau de toute a ville. 

Aux dernières informations, Maghnia vit au rythme du ramadan, des journées calmes et des nuits qui commencent à être mouvementées avec des commerces qui ouvrent régulièrement après salat Tarawih. Apres salat El Assar, c'est l'assaut sur  les boulangerie pour le fameux Matlor, le fameux et inégalable pain local. De même, les sucreries (Halaouiates), dont la Zlabia, El Chamia et la "Banane" sucrée étalent des tables entières colorées avec des goûts et variétés qui interpellent le Ftor. Il parait que la pluie à déjà cessée, a voir si les nuages sont encore la!   

vendredi 27 février 2026

Maghnia aux couleurs du Ramadan

Le marché aux mille épices de Maghnia est le meilleur endroit pour s'approvisionner pendant le Ramadan 2026.

Marché couvert principal
Situé au centre-ville, ce souk couvert grouille de monde les mardis et vendredis, proposant safran, cumin, carvi, cannelle, ras el hanout et clous de girofle en cônes colorés, idéaux pour chorba et hrira. Des acheteurs de tout le pays affluent pour sa qualité et ses prix abordables (environ 400 DA le mélange familial).
Boutiques du centre-ville
Les magasins spécialisés du centre attirent pour fruits secs (pruneaux, figues, dattes), olives, condiments, legumes frais et fruits ( orange, clementine, fraise) avec une ruée signalée fin janvier-début février 2026 avant le ftour. Complétés par galettes d'orge et pains traditionnels ( Khobz dar, Matlouh, semoule, orge et meme mais). 
Sur février, les légumes comme les asperges, les artichauts, les fèves, les haricots verts  et les épinards remplissent les étals des marchands. 
La pomme de terre est abondante, a choisir entre la variété provenant de Mascara, au nord ou de Oued Souf au sud. 

Pour les sucreries, la chamia, Kelb El Louz et  Elbanane sont partout sous différents goûts. 
Quelques vendeurs offrent encore Karene ( Karantica) quo a ses adeptent pendant le ramadan. Le poulet rôti est plus cher qu'habituellement mais il faut s'y prendre avant le ftor pour l'acquérir car il reste très demandé. 

Tounane Souahlia : Ruralité Résiliente Face aux Défis Modernes

Tounane est un tres grand  village situé dans la wilaya de Tlemcen, au nord-ouest de l'Algérie. Il constitue le chef-lieu de la commune de Souahlia, dans la daïra de Ghazaouet. Elle est officiellement renommée Souahlia en référence à la tribu côtière, bien que le nom Tounane persiste.

L'économie repose sur des cultures saisonnières tres développées, vendus lors d'un souk hebdomadaire animé qui attire les environs. L'élevage de bovins, ovins et volailles complète les terres utilisées pour le maraîchage et les cultures fourragères.
Un marché hebdomadaire propose fruits, légumes frais et produits locaux, avec des commerces de proximité, transporteurs et petits artisans. Les envois de fonds de la diaspora soutiennent les familles et les multiples investissements de la commune:  magasins, commerces variés, entrepreneurs, ventes diverses, constructions et transport. La commune est très dynamique. 
Des opportunités d'investissement existent en agriculture (pépinières, transformation), élevage, tourisme rural et services, selon les plans locaux pour la commune de Souahlia.
En 2025, la wilaya bénéficie de 320 milliards DA pour 197 projets incluant assainissement, eau et routes dans les zones rurales comme Souahlia, visant à diversifier l'économie et créer des emplois.

lundi 9 février 2026

Plaine irriguee de Maghnia

Le périmètre irrigué réhabilité de Maghnia priorise les cultures à haute valeur ajoutée adaptées à ses terres fertiles et à l'irrigation moderne. Les études de faisabilité mettent l'accent sur un assolement diversifié pour optimiser les ressources en eau des barrages. 

Cultures prioritaires

Cultures stratégiques : céréales, légumes et fourrages, comme observé dans les fermes locales irriguées (ex. ferme Diwani à Zriga sur 105 ha). Cultures à haute intensité : maraîchères et arboriculture, pour maximiser les 3 emplois par hectare attendus sur 7 000-7 250 ha. 

Objectifs agronomiques

L'assolement proposé dans les études (2016-2017) assure une rotation compatible avec 38,5-58 millions m³/an d'eau, favorisant la productivité et l'export via la proximité frontalière. 
Cela soutient l'agroalimentaire de la zone industrielle d'Ouled Bendamou

La zone industrielle de Ouled Bendamou, Maghnia

Les projets dans la zone industrielle d'Ouled Bendamou à Maghnia sont dominés par l'agroalimentaire et la sidérurgie. Ces secteurs attirent les investissements grâce à leurs perspectives d'emplois et leur adaptation aux ressources locales. 

La zone industrielle d'Ouled Bendamou à Maghnia booste l'économie locale par la création d'emplois et l'attraction d'investissements. Inaugurée fin juillet 2025, elle couvre 103-104 hectares avec des infrastructures complètes.
Les secteurs émergents à Maghnia, notamment l'industrie agroalimentaire et la sidérurgie dans la zone d'Ouled Bendamou, génèrent un impact positif sur l'emploi local. 
Ces filières créent des centaines de postes directs et indirects, aidant à réduire le chômage frontalier dans une commune de plus de 240 000 habitants. 

Emplois directs créés

Quatre projets lancés en janvier 2026 (agroalimentaire, acier, fer) prévoient environ 1 221 emplois sur 13 hectares, avec 12 projets au total sur 78 lots. 
Ces initiatives ciblent les industries transformantes, adaptées aux ressources agricoles et minières locales, favorisant une main-d'œuvre qualifiée et stable. 

Effets indirects

L'attraction d'investisseurs hors wilaya dynamise les services connexes (logistique, maintenance), amplifiant l'impact au-delà des usines grâce à la proximité de l'autoroute et du port de Ghazaouet. 
Combiné à l'université rouverte et aux périmètres irrigués (21 000 emplois potentiels), cela renforce la résilience économique face aux défis comme l'insécurité.

Nouveau a Maghnia

Maghnia, commune frontalière de Tlemcen en Algérie , se développe à un rythme  soutenu grâce aux efforts de l' ensemble des acteurs . 

Les autorités locales sont particulièrement vigilantes et attentives au bon déroulement de l' ensemble des chantiers qui doivent concourir à la modernisation de la ville .​ 
On peut citer , parmi les divers chantiers en cours de réalisation , la piscine semi - olympique , le centre culturel prévu à Hay Chouhada, l' achèvement de 700 logements AADL et de 540 LPL à Boudjmil , ainsi que l' ouverture d' écoles et d' un CEM dont le delai de livraison a été fixé à six mois . La daïra a reçu , l'année dernière , 70 milliards de DA pour être investis dans les zones frontales , transformant ainsi la cité de Hammam Boughrara et l' entrée du côté est de la ville. Plusieurs réalisations sont  finalisées , notamment la route dépendant de Hammam Boughrara à Sid El Machour (11 km) .                                                                 

La zone industrielle d' Ouled Bendamou est encore en cours de réalisation.  En  matière d' éducation et de l'enseignement supérieur , quatre nouvelles écoles primaires (type B1 ) sont en voie de réalisation pour la prochaine rentrée scolaire  , notamment au DNC , à Lebhiri et à Ouled Bendamou . 

Le Centre universitaire de Maghnia est deja ouvert avec 2000 places et 60 millions DA pour un projet qui a connu quatre années de gel . La promotion administrative des dernières années, à partir de décembre 2025 , a conduit à la transformation de Maghnia en circonscription administrative et à l' opportunité d' une évolution en matière de santé , d' habitat et d' emplois que s'efforce d' accompagner l' APC .​​​​​​​​​ L' année 2026 devrait être la clé qui ouvre la porte à ce développement .​​ À l' échelon social , la distribution de 240 logements sociaux a suscité des tensions au sein des 20 000 demandeurs.​ D'autres constructions sont en cours. 

lundi 2 février 2026

De Maghnia a Tlemcen,"Effet Boule de Neige : le Hub Frontalier Algérien"

Croissance et développement de l'extrême nord-ouest Algérien

L'effet multiplicateur renforce le pôle agro-industriel de Tlemcen, notamment dans les plaines fertiles de Maghnia et Remchi, en boostant la production agricole et les industries de transformation. Cela complète les secteurs du tourisme balnéaire sur les plages côtières et de l'industrie dans les zones d'activité dédiées, positionnant la wilaya comme un hub maritime frontalier stratégique grâce à ses ports comme Ghazaouet. 

Pôle Agro-Industriel Maghni-Tlemcen

Les plaines de Maghnia et Remchi représentent plus de 70% des terres agricoles de la wilaya, avec une forte production de céréales, maraîchers et fruits, plaçant Tlemcen au 7e rang national pour la céréaliculture. Des projets récents, comme l'unité de transformation de caroube à Remchi par Boublenza (premier exportateur agricole algérien), illustrent une intégration agriculture industrie durable, avec des plantations de caroubiers visant 1 000 ha. De multiples investissements en arboriculture, élevage et agroalimentaire (41 projets en 2020-2021) amplifient cet effet multiplicateur. 

Tourisme Balnéaire florissant

Le littoral de 74 km, avec des plages autorisées à la baignade et des ports comme Honaine et Marsa Ben M'hidi, soutient un tourisme en essor via des complexes hôteliers. Ce secteur valorise les ressources locales et crée des emplois complémentaires à l'agro-industrie, formant un levier de développement soutenable. 

Industries et Zones d'Activité

La wilaya compte 8 zones industrielles (ex. : Ouled Ben Damou à Maghnia, 218 ha à Tlemcen) axées sur textile, électronique, chimie et mécanique, avec 4 nouveaux projets lancés récemment à Maghnia. Ces infrastructures, alliées à un réseau routier et portuaire, attirent les investisseurs et renforcent la diversification. 

Position Hub 

Tlemcen bénéficie du port de Ghazaouet (commerce, pêche, gare maritime) servant plusieurs wilayas, complété par le nouveau port de Sidna Youchaa (2021). Cela en fait un hub logistique reliant agriculture, industrie et tourisme aux marchés régionaux et internationaux. 

"De Sidi Youchaa à Tlemcen : Hub Stratégique pour l'Algérie de Demain"

Sidi Ouchah (ou Sidna Youchaa/Sidna Yuchaa) est un site côtier emblématique de la wilaya de Tlemcen, à environ 15 km à l'est de Ghazaouet. Aujourd'hui, le port et la plage de Sidi Ouchah (Sidna Youchaa) dans la wilaya de Tlemcen connaissent un essor économique majeur grâce à des investissements massifs dans la pêche hauturière.

Port de pêche d'importance nationale et international 

Ce port naturel, l'un des plus grands de pêche en Algérie, attire les Phéniciens dès l'Antiquité grâce à sa baie abritée. Il accueille des chalutiers pour la pêche locale (sardines, poulpes), avec des commodités basiques comme des quais et des abris pour bateaux, mais des risques d'envasement sont signalés.
Le port, plus grande infrastructure de pêche d'Algérie (295 embarcations), bénéficie d'un budget de 10 milliards DA : thoniers construits localement (70% avancés en 2025), élévateur à bateaux de 250 tonnes en essais, halle à marée, chambres froides (500 m³), fabrique de glace et zones aquacoles. Il soulage Ghazaouet et cible thon rouge, sardines via ateliers navals (SARL Techno Naval). 

Statut des travaux de région et national

Réceptionné en 2020 après des retards (dragage pour fond rocheux), il accueille 295 embarcations (chalutiers, thoniers, sardiniers) avec halle à marée, chambres froides et élévateur à bateaux de 250 tonnes en service. Des extensions récentes incluent construction de thoniers locaux et ateliers navals, renforçant son rôle de délestage du port mixte de Ghazaouet.
En 2026, le port de Sidna Youchâa est opérationnel et constitue la plus grande infrastructure de pêche d'Algérie, dédié à la pêche hauturière malgré les oppositions persistantes.
Entreprises privés du port
SARL Techno Naval est l'entreprise privée principale construisant les thoniers à Sidna Youchâa. Entreprises impliquées
SARL Techno Naval : Basée à Honaine et Sidna Youchâa, elle assemble 6 thoniers de 37,5 m et 1 de 40 m (70-90% d'avancement en 2025), plus un chalutier de 22 m ; créée en 2020 par ex-ingénieurs publics, sur 5000 m² au port. 
SARL Rabâa : Prévue pour 2 thoniers supplémentaires (25 m et 40 m), bénéficiant de 5 ha au port ; projets aquacoles associés (daurade, loup de mer).


Plage et attraits

La plage de 700 m de sable et rochers offre une entrée douce dans l'eau méditerranéenne (25°C en août), idéale pour familles, détente et tourisme spirituel autour du mausolée de Sidi Youchaa. Bars, parasols, douches et WC y sont disponibles ; c'est un spot calme mêlant nature (montagnes voisines) et gastronomie de poissons frais.
Toujours prisée pour baignade et pêche artisanale, elle attire touristes malgré controverses locales sur l'expansion portuaire. Vidéos récentes (janvier 2026) montrent activité intense, pêche durable et modernité, avec production halieutique en hausse (7800 tonnes/an).

Importance majeure de Sidi Youchaa 

Les investissements dans les thoniers et le port de Sidna Youchâa boostent fortement l'économie de la wilaya de Tlemcen, en diversifiant ses activités traditionnellement agricoles.

Effet multiplicateur

Renforce le pôle agro-industriel de Tlemcen (plaines de Maghnia, Remchi), complète tourisme (plages) et industrie (zones d'activité), positionnant la wilaya comme hub maritime frontalier stratégique.

dimanche 1 février 2026

De Sidi Bel Abbes a la Nouvelle-Calédonie

Algérien déporté au bagne 

de Nouvelle-Calédonie 

El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa 

C'est un Algérien déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie à la fin du XIXᵉ siècle, ancêtre d'une importante famille portant aujourd'hui le nom Kaddour.  Né en 1862 dans le douar de Gherailia (aujourd'hui Graïnia, près de Mascara, Algérie), fils de Mohamed ben Khelifa et Aïcha bent Kouider. Cultivateur musulman et illettré, marié et père de deux enfants en Algérie avant sa condamnation.
Le 31 janvier 1892, le tribunal colonial de Sidi Bel Abbès l'a condamné – agriculteur, marié et père de deux enfants – à sept ans de travaux forcés et dix ans d'interdiction de séjour en Algérie. Il est  « extradé » (forçat déporté) en Nouvelle-Calédonie, parfois surnommée dans les archives « Caledoun ». 
Les documents indiquent qu'il a un caractère très affirmé et un physique imposant, ce qui lui aurait permis d'imposer l'intégralité de son nom à une administration pénitentiaire qui francisait souvent les patronymes. 

Il est libéré (1ʳᵉ section) le 12 février 1899, 

Mais Il reste soumis à résidence obligatoire dans la colonie.  En 1900, une demande de levée de cette résidence obligatoire est refusée, les autorités estimant qu'il mène « une vie assez nomade dans la colonie » et qu'on ne peut encore juger de sa conduite en liberté.   Les récits de sa descendance en Nouvelle-Calédonie expliquent qu'il est à l'origine d'une très nombreuse famille, aujourd'hui bien implantée localement. 

Héritage et recherches

Ses petits-fils Maurice et Yannick Kaddour ont reconstruit son histoire via archives et souvenirs familiaux, visitant même le douar natal en Algérie (Graïnia, ex-Gherailia) en 2013.

 Relations personnelles et famille

Épouse : Julie Fabre, fille du transporté Étienne Fabre. Rencontre probable au bagne ou environs (Thio, Nouméa, Bourail). Union non officialisée jusqu'au 28 novembre 1925 à Thio, où tous leurs 13 enfants sont reconnus (nés 1903-1920s : Mustapha, Amar, Yamina, Phafa, Rosette/Douda, Marcel, Marie, etc.). Vie familiale : Déménagements à Nouméa, Bourail, puis Thio (Pétroglyphes, Saint-Nicolas). Un enfant meurt prématurément en 1903.

 Pas de traces retrouvées des enfants algériens laissés derrière. 

Héritage : Décède en 1933 à 71 ans d'un accident de cheval. Petits-fils Maurice et Yannick Kaddour reconstituent son histoire via archives ; visite du douar natal en Algérie en 2013. Fils de Mohamed ben Khelifa et Aïcha bent Kouider, il était cultivateur, musulman et illettré à son arrivée. Les 13 enfants d'El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa et Julie Fabre sont nés entre 1903 et les années 1920, principalement à Nouméa, Bourail et Thio. Peu de détails individuels précis sont disponibles dans les sources, mais certains sont nommés et photographiés en 1990. 

Naissances et lieux

Premier enfant né à Bourail en 1903, mort prématurément ; Mustapha né à Nouméa en 1904.Trois autres à Bourail (1905-1910).Huit derniers à Thio (Pétroglyphes, Saint-Nicolas, mine Emma). 

Enfants nommés,

Six d'entre eux identifiés :Yamina (épouse Greslan ; mariée en 1936).Phafa (épouse Decaqueray).Rosette (surnommée Douda, épouse Durand ; dernière survivante en 2011 à 88 ans).Marcel.Amar (reprend le métier de stockman de son père).Marie (épouse Bernanos). 
Vie familiale globaleTous reconnus lors du mariage parental en 1925 à Thio. La fratrie s'implante à Thio, contribuant à une descendance nombreuse (centaines de petits-enfants et arrière-petits-enfants aujourd'hui). Maurice Kaddour est le petit-fils d'El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa et Julie Fabre, issu de l'une de leurs branches familiales à Thio. 

Son rôle dans la recherche familiale

Avec son frère Yannick, il a reconstruit l'histoire de son grand-père en croisant souvenirs familiaux, photos et archives pénitentiaires/calédoniennes. Il relate notamment le parcours du bagne, la vie à Thio et le voyage en Algérie en 2013 pour visiter le douar natal de Graïnia (près de Mascara). 

Vie personnelle connue 

Installé en Nouvelle-Calédonie, il contribue à préserver la mémoire de cette famille nombreuse issue du bagne, via témoignages et documents partagés dans la presse locale en 2025.