Algérien déporté au bagne
de Nouvelle-Calédonie
El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa
C'est un Algérien déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie à la fin du XIXᵉ siècle, ancêtre d'une importante famille portant aujourd'hui le nom Kaddour. Né en 1862 dans le douar de Gherailia (aujourd'hui Graïnia, près de Mascara, Algérie), fils de Mohamed ben Khelifa et Aïcha bent Kouider. Cultivateur musulman et illettré, marié et père de deux enfants en Algérie avant sa condamnation.
Le 31 janvier 1892, le tribunal colonial de Sidi Bel Abbès l'a condamné – agriculteur, marié et père de deux enfants – à sept ans de travaux forcés et dix ans d'interdiction de séjour en Algérie. Il est « extradé » (forçat déporté) en Nouvelle-Calédonie, parfois surnommée dans les archives « Caledoun ».
Les documents indiquent qu'il a un caractère très affirmé et un physique imposant, ce qui lui aurait permis d'imposer l'intégralité de son nom à une administration pénitentiaire qui francisait souvent les patronymes.
Il est libéré (1ʳᵉ section) le 12 février 1899,
Mais Il reste soumis à résidence obligatoire dans la colonie. En 1900, une demande de levée de cette résidence obligatoire est refusée, les autorités estimant qu'il mène « une vie assez nomade dans la colonie » et qu'on ne peut encore juger de sa conduite en liberté. Les récits de sa descendance en Nouvelle-Calédonie expliquent qu'il est à l'origine d'une très nombreuse famille, aujourd'hui bien implantée localement.
Héritage et recherches
Ses petits-fils Maurice et Yannick Kaddour ont reconstruit son histoire via archives et souvenirs familiaux, visitant même le douar natal en Algérie (Graïnia, ex-Gherailia) en 2013.
Relations personnelles et famille
Épouse : Julie Fabre, fille du transporté Étienne Fabre. Rencontre probable au bagne ou environs (Thio, Nouméa, Bourail). Union non officialisée jusqu'au 28 novembre 1925 à Thio, où tous leurs 13 enfants sont reconnus (nés 1903-1920s : Mustapha, Amar, Yamina, Phafa, Rosette/Douda, Marcel, Marie, etc.). Vie familiale : Déménagements à Nouméa, Bourail, puis Thio (Pétroglyphes, Saint-Nicolas). Un enfant meurt prématurément en 1903.
Pas de traces retrouvées des enfants algériens laissés derrière.
Héritage : Décède en 1933 à 71 ans d'un accident de cheval. Petits-fils Maurice et Yannick Kaddour reconstituent son histoire via archives ; visite du douar natal en Algérie en 2013. Fils de Mohamed ben Khelifa et Aïcha bent Kouider, il était cultivateur, musulman et illettré à son arrivée. Les 13 enfants d'El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa et Julie Fabre sont nés entre 1903 et les années 1920, principalement à Nouméa, Bourail et Thio. Peu de détails individuels précis sont disponibles dans les sources, mais certains sont nommés et photographiés en 1990.
Naissances et lieux
Premier enfant né à Bourail en 1903, mort prématurément ; Mustapha né à Nouméa en 1904.Trois autres à Bourail (1905-1910).Huit derniers à Thio (Pétroglyphes, Saint-Nicolas, mine Emma).
Enfants nommés,
Six d'entre eux identifiés :Yamina (épouse Greslan ; mariée en 1936).Phafa (épouse Decaqueray).Rosette (surnommée Douda, épouse Durand ; dernière survivante en 2011 à 88 ans).Marcel.Amar (reprend le métier de stockman de son père).Marie (épouse Bernanos).
Vie familiale globaleTous reconnus lors du mariage parental en 1925 à Thio. La fratrie s'implante à Thio, contribuant à une descendance nombreuse (centaines de petits-enfants et arrière-petits-enfants aujourd'hui). Maurice Kaddour est le petit-fils d'El Hadj Kaddour ben Mohamed ben Khelifa et Julie Fabre, issu de l'une de leurs branches familiales à Thio.
Son rôle dans la recherche familiale
Avec son frère Yannick, il a reconstruit l'histoire de son grand-père en croisant souvenirs familiaux, photos et archives pénitentiaires/calédoniennes. Il relate notamment le parcours du bagne, la vie à Thio et le voyage en Algérie en 2013 pour visiter le douar natal de Graïnia (près de Mascara).
Vie personnelle connue
Installé en Nouvelle-Calédonie, il contribue à préserver la mémoire de cette famille nombreuse issue du bagne, via témoignages et documents partagés dans la presse locale en 2025.
Dramatique le sort de certains de nos ancêtres, les sacrifices, les souffrances loin de leur terre, de leurs familles ,faut jamais oublier ce que notre pays a subie, que dieu apporte le bien aux descendants de ces malheureux !!
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